Patrick Marengo remet en question le plan piscines de la Communauté Royan Atlantique
Le nouveau président de la Cara remet en cause le plan piscines

Un projet de 47 millions d'euros remis en question

À peine élu président de la Communauté d'agglomération Royan Atlantique ce jeudi 16 avril, Patrick Marengo a immédiatement confirmé son engagement de campagne : remettre en question le plan piscines pourtant adopté par vote le 23 janvier dernier. Devant les 62 autres élus communautaires, le maire de Royan a réaffirmé sa position, déjà dévoilée dans nos colonnes le 2 avril : « Je n'imagine pas une seconde que la nouvelle assemblée n'ait pas à se prononcer sur ce projet de grande envergure ».

Un investissement conséquent

Le projet concerne la construction de trois piscines neuves à Royan, Étaules et Cozes, pour un investissement de 47 millions d'euros, auxquels s'ajoutent au moins 4 millions d'euros pour la réhabilitation de la piscine de Saujon. Le coût de fonctionnement annuel est estimé à plus de 5 millions d'euros.

Un nouveau vote promis rapidement

« Très vite », promet Patrick Marengo, la nouvelle assemblée se prononcera sur le maintien ou l'abandon du plan. « Nous allons présenter à tout le monde l'état des lieux, les choix qui ont été faits, les implications financières pour la Cara. Ensuite, nous regarderons si nous renonçons, quel est le coût du renoncement, nous regardons aussi s'il existe d'autres options », explique-t-il. La décision finale sera prise par vote à bulletin secret pour garantir la liberté de chaque élu.

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Un dédit potentiel de 5 millions d'euros

Patrick Marengo évoque spontanément les conséquences d'un éventuel abandon : la Communauté d'agglomération Royan Atlantique devrait dédommager les entreprises avec qui elle a contractualisé le 23 février. « Ça demande à être vérifié, mais il me semble que jusqu'au 30 juin, le dédit serait équivalent à une année de fonctionnement, soit 5 millions d'euros. Ce n'est pas grand-chose. Il faut parfois savoir perdre peu pour regagner une liberté d'action. Parce que 100 millions d'euros sur vingt ans, ce n'est pas rien ! »

Une décision collective

Le nouveau président reste discret sur ses préférences personnelles : « Je m'alignerai sur la position du groupe, je n'imposerai rien. Je veux que la décision soit collective. Ma priorité, c'est qu'on décide tout ensemble, collégialement, de l'avenir de ce projet ». Il insiste sur la nécessité d'une cohésion pour avancer efficacement.

Reconnaître une erreur politique

Patrick Marengo, qui était vice-président aux grands projets dans l'équipe précédente, assume son vote favorable du 23 janvier : « J'ai voté pour ce plan, parce que j'étais vice-président en charge des grands projets, que j'étais loyal à Vincent Barraud. Maintenant, je pense que c'était une erreur politique de faire voter ce type de projets en fin de mandature, alors qu'il engage vraiment beaucoup la Cara ».

Faire adhérer les nouveaux élus

Éric Renoux, maire de Médis et fraîchement élu premier vice-président, complète la position de Patrick Marengo : « La volonté n'est pas de casser le travail qui a été fait de la précédente majorité, mais de faire adhérer les nouveaux élus à ce plan. Tout en respectant le travail du président d'avant ! L'idée n'est pas de dire 'on change le projet parce qu'on a changé de présidence'. L'idée, c'est d'être sûr que le projet colle avec les élus actuels. Au moins, ça sera clair dès le début ».

Cette démarche de consultation approfondie et de décision collective marque un changement de méthode dans la gouvernance de la Communauté d'agglomération Royan Atlantique, avec un souci accru de transparence et d'adhésion des élus aux projets d'envergure.

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