Dordogne : le Département exige de l'État une sécurité juridique pour ses projets d'aménagement
Dordogne exige sécurité juridique pour ses projets d'aménagement

Le Département de la Dordogne monte au créneau pour défendre ses projets d'aménagement

Ce 23 février, le Conseil départemental de la Dordogne a adopté une motion ferme demandant à l'État de garantir le bon déroulement des projets structurants qu'il valide, malgré les recours juridiques qui les menacent. Cette décision intervient dans un contexte de tensions autour de plusieurs aménagements, dont la déviation de Bourdeilles, que la majorité départementale soutient activement.

Une motion pour l'égalité de traitement entre territoires ruraux et urbains

La première motion votée exige « une égalité de traitement entre territoires ruraux et urbains pour la mise en œuvre des aménagements structurants ». La majorité prend l'exemple du projet de déviation de Bourdeilles, dont le sort ne doit pas, selon elle, ressembler à celui de la déviation de Beynac, interminable et ponctuée de revirements.

Cette déviation est « soutenue pleinement par la population » et « permettrait assurément de sécuriser le bourg en évitant le passage de 150 poids lourds par jour sur une voie étroite ». Elle améliorerait, en outre, « l'attractivité économique et commerciale du bourg ». La majorité relève que ce projet est « menacé par une cascade de recours juridiques déposés par des opposants qui instrumentalisent et dévoient la cause environnementale au profit de leurs intérêts particuliers ».

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La crainte d'un enlisement similaire à Beynac

Autrement dit, les élus redoutent l'enlisement, comme à Beynac. Et « exigent » de l'État et du législateur, par cette motion, qu'ils « œuvrent à la sécurité juridique de ces aménagements structurants » afin que, « lorsque l'État donne une réponse positive, elle ne devienne pas négative après le lancement des travaux, comme cela est le cas pour le dossier de Beynac ».

Les accusations du président Germinal Peiro contre les « anti-tout »

« L'acharnement des anti-tout est insupportable. Ils sont contre l'extension de la ZAE de Vialard (à Sarlat, NDLR), contre la véloroute de la vallée de la Vézère, contre Beynac et maintenant Bourdeilles, mais cela ne repose que sur la défense d'intérêts particuliers, sous couvert d'environnement », peste le président du Département Germinal Peiro. « Beynac, c'est la Sepanso et trois châtelains. Mais ces projets sont utiles : on ne parle plus des déviations de Saint-Cyprien, Sarlat ou Château-l'Évêque. »

Et lorsque le conseiller départemental de Coulounieix-Chamiers, Thierry Cipierre, fait remarquer que Beynac risque de coûter encore cher et que l'acharnement est peut-être du côté de la majorité, Germinal Peiro réfute : « On a payé ce que l'on doit. Aucune astreinte ne court sur le dos des Périgourdins. Nous sommes victimes des dysfonctionnements de l'État. Attendons que la justice se prononce. »

Cette motion souligne ainsi les défis auxquels font face les collectivités territoriales dans la réalisation de projets d'aménagement, entre nécessité de développement et complexité des procédures juridiques.

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