Clermont-l'Hérault : un dernier conseil municipal marqué par l'absence de l'opposition
Le dernier conseil municipal de la mandature à Clermont-l'Hérault s'est tenu ce mercredi 11 février dans une atmosphère particulièrement tendue. L'opposition a majoritairement choisi la politique de la chaise vide, ne laissant qu'un seul groupe présent pour représenter les voix discordantes.
Une opposition quasi inexistante
Seul le groupe de Marie Passieux a fait le déplacement, ayant officiellement rejoint la majorité municipale. Claude Blahot-Poncé, candidate aux prochaines élections municipales, était notablement absente. Michel Vullierme, esseulé de l'équipe de Salvador Ruiz, a été le seul élu d'opposition à prendre la parole, interpellant vivement la majorité sur une promesse de campagne non tenue.
"Force est de constater que le centre-ville est un désert commercial", a-t-il lancé, faisant référence à un engagement pris en 2020. Le maire Gérard Bessière a immédiatement répliqué avec véhémence : "Ce que vous dites, M. Vullierme, est totalement erroné, dans une commune qui compte cinq zones commerciales. Il y a autant d'arrivées que de départs et nous sommes à un point d'équilibre."
Le centre-ville au cœur des débats
Pour étayer sa position, le premier magistrat a produit des chiffres officiels provenant de l'intercommunalité en charge du développement économique. "Sur les 302 locaux commerciaux du cœur de ville, 28 cellules sont vacantes. Comment voulez-vous me démontrer que nous sommes dans une situation de désert commercial ? Ce n'est pas possible", a-t-il insisté.
Ce débat animé est venu clore une série de points économiques qui, eux, ont été votés à l'unanimité par les élus présents. Parmi les décisions importantes, une aide communale de 5 000 € a été accordée pour la création d'une épicerie fine "Avec ou sans modération" en centre-ville, portée par Virginie Trupin.
Des projets structurants pour l'économie locale
Les élus ont également validé la rétrocession du droit au bail de l'ancien bar L'Ambiance, situé face à la mairie, à l'association Croix-Rouge Insertion. Cette dernière projette d'y ouvrir une épicerie solidaire mixte. Cette décision unanime met fin à une procédure de préemption du local par la municipalité, initiée pour éviter l'implantation d'un commerce susceptible de générer des nuisances.
Autre projet d'envergure : les élus ont accordé la garantie d'emprunt de la commune à la SAS Maison Clovis, une société de projet visant à recycler la friche Salasc. "Un lieu qui va retrouver une vocation économique. Il n'y a pas d'investissement financier de la municipalité à consentir pour un projet qui présente un intérêt public", a précisé le maire.
Des chantiers à venir dans les délais
Ce chantier, d'une durée prévisionnelle de 18 mois, devrait démarrer au cours du premier trimestre. À terme, il accueillera un hôtel, un restaurant et des cellules commerciales, redynamisant ainsi un secteur laissé à l'abandon.
En l'absence du maire lors d'un point spécifique, Jean-Marie Sabatier, premier adjoint, a dû dissiper une confusion concernant la création d'un crématorium. Une simple erreur de frappe (2025 au lieu de 2026) sur le document de la commissaire enquêtrice avait semé le doute, mais l'avis favorable de la préfète de l'Hérault a confirmé la validation du projet. Ce chantier devrait s'inscrire dans les mêmes délais que celui de la Maison Clovis, marquant ainsi la fin de mandature par des réalisations concrètes pour la commune.



