Le maire de Bordeaux, Thomas Cazenave, a été élu ce samedi 25 avril 2026 à la présidence de Bordeaux Métropole. Avec 42 voix sur 104, il succède à Alain Juppé, qui avait quitté ses fonctions en mars dernier. Cette élection marque un retour du centre à la tête de la métropole, après une période dominée par la droite.
Une élection serrée
Thomas Cazenave, membre de Renaissance, a remporté l'élection face à deux autres candidats : le socialiste Pierre Hurmic, maire de Bègles, et l'écologiste Nicolas Thierry. Le scrutin s'est déroulé à bulletin secret, et Cazenave a obtenu la majorité relative au premier tour, puis la majorité absolue au second tour avec 42 voix contre 38 pour Hurmic et 24 pour Thierry.
Un contexte politique complexe
L'élection intervient dans un contexte de recomposition politique à Bordeaux. Alain Juppé, figure emblématique de la droite, avait annoncé son départ en février dernier, ouvrant la voie à une compétition entre plusieurs camps. Thomas Cazenave, ancien ministre délégué chargé des Comptes publics, a su rassembler au-delà de son parti, bénéficiant du soutien de certains élus de droite et du centre.
La métropole bordelaise, qui regroupe 28 communes et près de 800 000 habitants, est confrontée à des défis majeurs : logement, mobilités, transition écologique. Cazenave a promis de travailler en concertation avec tous les élus, quelles que soient leurs sensibilités politiques.
Réactions
Dans son discours de victoire, Thomas Cazenave a déclaré : « Je veux être le président de toutes les communes, de tous les habitants. Nous devons construire ensemble une métropole plus solidaire, plus verte et plus dynamique. » De son côté, Pierre Hurmic a félicité le vainqueur tout en rappelant l'importance d'une opposition forte pour garantir le débat démocratique.
Cette élection est perçue comme un signal pour la présidentielle de 2027, Bordeaux étant une ville clé dans le paysage politique français. Le retour du centre à la tête de la métropole pourrait influencer les alliances futures.



