La Seyne-sur-Mer : un budget de transition axé sur sécurité et écoles sans hausse d'impôts
Budget La Seyne : sécurité et écoles priorités sans hausse fiscale

Un budget municipal de transition sous contrainte temporelle

La majorité municipale de La Seyne-sur-Mer, emmenée par Dorian Munoz, a présenté ce mardi 14 avril 2026 ses orientations budgétaires pour l'année en cours. Contrainte par un délai extrêmement court après son élection récente, l'équipe a dû reprendre la préparation budgétaire déjà engagée par l'ancienne majorité. Isabelle Delyon, adjointe au maire, a qualifié ce document de « budget de transition », expliquant qu'il s'agissait de « ne pas désorganiser la collectivité tout en introduisant les premières inflexions correspondant à notre programme ».

Stabilité fiscale et désendettement comme principes directeurs

Face à un contexte économique difficile marqué par une croissance faible, la reprise de l'inflation, des tensions sur les prix de l'énergie et la baisse de certaines ressources, la municipalité a fait « le choix de la stabilité fiscale ». Concrètement, cela se traduit par l'absence de hausse des taux d'impôts pour les Seynois. Parallèlement, la collectivité poursuit sa politique de désendettement avec une capacité de remboursement maîtrisée autour de huit ans, tout en maintenant un niveau d'investissement compris entre 12 et 14 millions d'euros.

Sécurité et écoles : les deux priorités affichées

Les principales inflexions apportées par la nouvelle équipe concernent deux domaines clés :

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  • La sécurité : recrutement de six policiers municipaux supplémentaires en 2026, développement de la vidéoprotection et renforcement de la lutte contre les incivilités.
  • Les écoles : investissements ciblés pour améliorer les conditions d'accueil et réduire les coûts énergétiques, avec 1,5 million d'euros consacrés aux « grosses réparations scolaires » contre 978 000 euros l'an dernier.

Le maire Dorian Munoz a souligné que « par rapport au budget que consacrait la gauche aux écoles, on multiplie le montant par trois ». Les subventions aux associations resteront stables par rapport à 2025, mais un audit sera réalisé pour mieux suivre l'utilisation de l'argent public. Certains projets jugés non essentiels ou de prestige seront quant à eux mis en pause.

Un débat municipal animé et des critiques de l'opposition

La présentation du rapport d'orientations budgétaires a donné lieu à un débat animé en conseil municipal. Cheikh Mansour (DVD) a estimé que ce document « donne faussement une impression de stabilité et de maîtrise », pointant notamment la chute des aides de l'État à l'investissement et les difficultés financières anticipées. Pour le groupe Alternative progressiste, Stéphane Sacco a parlé d'un budget donnant « une impression de repli, de rigueur comptable », tandis que sa colistière Brigitte Cheinet a évoqué un « budget d'austérité et sécuritaire ».

L'ancien maire Jo Minniti (DVD) a pour sa part exprimé « une certaine satisfaction » à constater que la nouvelle équipe restait, à quelques variantes près, dans les objectifs qu'il s'était fixés : diminution de l'endettement, optimisation des dépenses d'investissement, priorité à la sécurité, rénovation des écoles et rationalisation des manifestations.

Sobriété budgétaire étendue aux indemnités des élus

Dans un souci de cohérence avec sa politique de rigueur, la municipalité a également réduit les indemnités des élus. Alors que l'équipe compte désormais 37 élus contre 25 précédemment, l'enveloppe budgétaire globale reste identique. L'indemnité d'un adjoint au maire passe ainsi à 1 424 euros bruts par mois, contre 1 763 euros sous l'équipe Minniti et 1 668 euros sous Nathalie Bicais. Dorian Munoz a justifié cette décision en soulignant que « budgétairement, notre commune est à l'os ; les marges financières sont extrêmement contraintes ».

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Au terme des débats, les orientations budgétaires ont été adoptées par 44 voix pour, 4 abstentions (le groupe de gauche) et 1 sans vote. La délibération fixant le montant des indemnités des élus a quant à elle recueilli 42 voix pour, 6 contre et une abstention. La majorité municipale assure ainsi s'engager dans « une gestion rigoureuse et responsable », avec des priorités recentrées sur l'essentiel et une action tournée vers les besoins concrets des habitants.