Un budget hérité adopté dans un climat de débats animés
Le conseil municipal de Juvignac, réuni le vendredi 17 avril, a adopté le budget primitif 2026, d'un montant total de 27,2 millions d'euros. Ce budget se décompose en 20,57 millions d'euros pour le fonctionnement et 6,63 millions d'euros pour l'investissement. La séance a été marquée par des échanges nourris et parfois vifs entre la majorité municipale et l'opposition, reflétant des tensions politiques locales.
Un budget de continuité avec des ajustements à venir
Présenté comme un budget "hérité", il s'inscrit dans la continuité de la précédente mandature. Le maire Serge Gros a reconnu que "ce n'est pas un budget que nous avons construit", évoquant des délais contraints. Il a toutefois assuré que des réajustements seraient apportés dans les prochains mois. L'opposition, menée par Julien Landais de "Juvignac, écologique et solidaire", a contesté cet argument, dénonçant "un budget de continuité" et "un manque de vision". Julien Landais s'est imposé comme le principal contradicteur, multipliant les interventions sur la fiscalité, les investissements et l'organisation municipale.
Désendettement et choix controversés
La majorité a mis en avant la poursuite du désendettement, avec une dette ramenée d'un peu plus de 26 millions d'euros en 2025 à environ 23 millions d'euros en 2026. Cependant, certains choix ont suscité des débats, notamment la création d'un poste de directeur de cabinet. Le maire a assumé ce recrutement, le qualifiant de "nécessaire" pour une ville de 14 000 habitants qui "nécessite beaucoup de travail".
La question fiscale au cœur des tensions
La fiscalité a cristallisé les échanges lors du conseil. Bien que la commune n'augmente pas ses taux, la revalorisation nationale et la possible création d'une taxe métropolitaine ont suscité des inquiétudes. Serge Gros a décrit une position "très difficile" : "Voter pour, c'est alourdir la pression fiscale, voter contre, c'est risquer de compromettre les relations avec la métropole". Cette question a également généré de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, entre inquiétudes sur une hausse des impôts et critiques sur l'organisation de la nouvelle équipe municipale.
Évolution des projets et organisation municipale
Plusieurs projets évoluent, comme l'abandon du projet initial de l'hôtel des postes. D'autres dossiers, notamment le logement social ou le funérarium, restent en réflexion. En fin de séance, des critiques ont émergé sur l'organisation de la majorité, avec Julien Landais soulignant que "ça commence à faire long" concernant les délégations des adjoints. L'ancien maire Jean-Luc Savy est resté en retrait, laissant s'exprimer une nouvelle génération d'élus.
Ce troisième conseil municipal illustre une majorité en phase de mise en place, naviguant entre la gestion de l'héritage et l'affirmation progressive de ses orientations, dans un contexte de défis fiscaux et organisationnels.



