Budget 2026 : des comptes équilibrés sans hausse d'impôts
Le troisième conseil municipal de la mandature, tenu récemment, était entièrement consacré au budget 2026. La maire Véronique Martin a présenté le règlement budgétaire et financier qui s'appliquera pour toute la durée du mandat. Gérard Fons, adjoint aux finances et désigné président de séance, a détaillé le compte financier unique pour l'assainissement : la section d'exploitation affiche un résultat de -89 918 euros, tandis que la section d'investissement s'élève à 442 105 euros. Pour 2026, le budget de l'assainissement s'équilibre avec 335 918 euros en exploitation et 652 105 euros en investissement.
Maintien des taux d'imposition depuis 2010
Concernant le budget principal, la maire a rappelé la volonté de la municipalité de ne pas augmenter les taux d'imposition, inchangés depuis 2010. Les taux restent donc fixés à 45,15 % pour la taxe foncière sur le bâti, 64,79 % pour la taxe foncière sur le non bâti et 12,60 % pour la taxe d'habitation sur les résidences secondaires. Cette décision a été votée à l'unanimité.
Le budget principal 2026 prévoit également le maintien de la prime de fin d'année pour le personnel communal, identique à celle de 2025, soit 1 430 euros par agent titulaire à temps complet. Les subventions aux écoles sont reconduites avec une enveloppe de 100 euros par classe, pour un total de 2 300 euros (23 classes), votée à l'unanimité.
Reprise des résultats 2025 et équilibre budgétaire
Le conseil a approuvé à l'unanimité la reprise anticipée des résultats 2025 : un excédent d'investissement de 540 804 euros et une affectation de l'excédent de fonctionnement de 990 220 euros. Gérard Fons a présenté le budget principal primitif 2026, qui s'équilibre avec 3 568 296 euros en investissement et 5 942 000 euros en fonctionnement. Toutes les délibérations ont été adoptées à l'unanimité.
Mise au point de la maire sur les tensions politiques
Véronique Martin a réaffirmé sa volonté de travail en commun lors des futures commissions. Elle a ensuite donné la parole au groupe "Agir ensemble pour Calvisson" : Rémy Lubczanski a souhaité répondre à la déclaration de Jérôme Exbrayat (groupe "Notre ambition, c'est Calvisson") lors du précédent conseil. La maire a mis un terme aux propos liés à la campagne électorale et a clos les prises de parole par un discours personnel de mise au point.
Réponse aux critiques sur sa légitimité
Véronique Martin est revenue sur les interventions de l'opposition, notamment celles de Jean-Christophe Morandini (Midi Libre du 19 avril). Elle a déclaré : "Mon seul but est et restera l'intérêt de Calvisson et des Calvissonnais ; il est de mon rôle de maire de l'avoir toujours en point de mire et je ne souhaite en aucun cas attiser les tensions et les polémiques stériles ; au contraire il me revient de les apaiser." Elle a ajouté : "Oui je suis élue que cela convienne ou pas à M. Morandini et quand bien même cela se serait fait avec deux voix d'écart, le résultat serait identique. La défaite est amère, je peux le concevoir, mais le respect de la démocratie est consenti dès lors que l'on se présente à un suffrage."
Clarification sur la vice-présidence à la CCPS
La maire a tenu à éclaircir les propos de Jean-Christophe Morandini concernant sa légitimité en tant que vice-président de la Communauté de communes du pays de Sommières (CCPS). "Il avance que son ancrage et son travail auprès de l'actuel président justifient sa vice-présidence… Quel ancrage, quel travail ? À mes yeux, il s'agit davantage d'un jeu politicien que d'un ancrage et d'un travail." Elle a également expliqué avoir refusé une "main tendue" du président de la CCPS : "Le président m'a clairement affirmé qu'il y aurait un poste de vice-président pour la majorité de Calvisson. Il souhaitait savoir si certains des 7 délégués de la majorité voteraient pour lui. Effectivement je n'ai pas souhaité lui communiquer nos intentions de vote. Je m'attendais cependant à recevoir une vice-présidence, même insignifiante, mais qui me permettrait d'accéder à l'exécutif et de représenter légitimement notre village. J'ai très vite compris que ce ne serait pas le cas. Je me suis donc trouvée dans l'obligation de présenter ma candidature et je n'ai pas été élue. Ma présence en tant que vice-présidente est, elle, totalement légitime en tant que maire et cela aurait dû être évident pour M. le président de me nommer."
Rappel du poids de Calvisson
Enfin, Véronique Martin a rappelé que Calvisson est chef-lieu de canton, la plus grosse commune et la plus grosse contributrice de la CCPS avec 6 577 habitants. "Lorsqu'il conviendra de voter une délibération à destination de la CCPS, ce ne sont pas les 5 élus minoritaires de M. Morandini qui en auront le pouvoir et la capacité." Elle a conclu en restant ouverte au dialogue et à la coopération pour faire entendre la voix de Calvisson.



