Jean-Claude Bruneau se lance dans la course à la vice-présidence des 4B en dénonçant une gouvernance "déjà jouée"
À la veille du conseil d'installation des 4B, le ton est direct et sans concession. Jean-Claude Bruneau, délégué communautaire de Vignolles, a officiellement annoncé sa candidature à une vice-présidence ce jeudi 16 avril, en contestant ouvertement la méthode de désignation en place.
Une contestation frontale de la gouvernance
"On a l'impression que tout est déjà décidé", affirme-t-il sans ambages, réagissant à la présentation de la gouvernance par Isabelle Lagarde, seule candidate à la présidence. Bruneau pointe du doigt un processus qu'il juge "sans véritable débat", où ni les parcours individuels ni les projets concrets ne sont réellement exposés et discutés.
À 70 ans, l'élu assume pleinement cette candidature à contre-courant, qu'il présente comme son premier et dernier mandat. Il vise plus particulièrement le domaine de la culture et a mené une campagne express auprès des 59 délégués concernés, tout en reconnaissant les obstacles : "Je sais que ça dérange", concède-t-il.
Critiques d'une logique territoriale et ambitions personnelles
Le délégué communautaire critique avec force une logique de répartition territoriale qu'il estime "au détriment des compétences", évoquant même "du copinage" dans les coulisses du pouvoir local. Il se défend cependant de toute amertume personnelle, insistant sur sa volonté de transparence et d'efficacité.
Arrivé en Charente en 2020, cet ingénieur reconverti en entrepreneur entend secouer le jeu politique local. Derrière cette charge critique se cache une ambition claire : peser dans les choix stratégiques et porter des projets d'animation concrets, tels que :
- Un festival de cinéma à thème
- La confrérie des pines de Barbezieux
- D'autres initiatives culturelles et communautaires
Sa philosophie est résumée en une phrase : "Si personne ne bouge, rien ne changera". Jean-Claude Bruneau incarne ainsi une voix dissonante dans un processus qu'il juge trop verrouillé, appelant à plus de débat et de considération pour les compétences individuelles.



