Un maire adjoint dans chaque grand quartier, associé à deux élus de proximité, pour répondre aux attentes en matière de proximité exprimées lors des élections municipales. Exemple avec le trio en place à Nansouty.
Une nouvelle organisation politique
Huit quartiers avec chacun son maire adjoint, secondé par deux « élus de proximité », c’est la nouvelle organisation politique de la ville de Bordeaux mise en place par le maire Thomas Cazenave, qui annonce pour son mandat « un fil rouge : l’hyperproximité ». Elle reposera donc sur 24 élus (huit maires adjoints, 16 élus de proximité), censés être au service des habitants pour les besoins du quotidien. Illustration dans le quartier Nansouty/Saint-Genès, où ce nouveau dispositif a été présenté.
La maire adjointe : Laurence Navailles
La maire adjointe est Laurence Navailles, 58 ans, chimiste chercheuse au CNRS, « née rue de Pessac », revenue à Bordeaux après quelques années aux États-Unis et à Montpellier. Issue d’une famille « assez politisée » à gauche, elle est « complètement séduite en 2017 par le discours d’Emmanuel Macron, cette envie de se dire qu’il y a toujours des gens bien quels que soient les dogmes et idées politiques ». Encartée Renaissance, déjà sur la liste Cazenave en 2020, elle veut appliquer à Nansouty le même principe : « Mettre autour de la table des gens qui ont des bonnes idées et veulent atteindre le même projet, le même objectif. »
« Poil à gratter »
Laurence Navailles dit avoir « l’hyperproximité chevillée au corps » et estime que la grande erreur de la politique est d’avoir « éloigné le pouvoir de décision des citoyens ». Pour la seconder, deux élus de proximité : Lionel Grossmann, 75 ans, à Saint-Genès, et Paul Dionis du Séjour, 40 ans, à Nansouty. Le premier travaillait dans la banque, au recouvrement des entreprises, le second, commercial dans l'e-commerce, planche sur son propre site, et tous les deux l’assurent, ils sont prêts à aller de l’avant.
Lionel Grossmann : un homme de contact
Lionel Grossmann, élu de proximité à Saint-Genès, se présente comme « un homme de contact ». Président dix ans durant de l’association des riverains du quartier Saint-Genès, cette expérience imposait « un jeu d’équilibre » entre des demandes parfois contradictoires. « La négociation, le contact », il en redemande et distribue à qui veut sa carte de visite, où figure son numéro de portable. « On ne laisse aucune demande sans réponse », promet Lionel Grossmann, par ailleurs conseiller délégué aux halles et aux marchés de « plein vent ».
Paul Dionis du Séjour : accessible et humble
Paul Dionis du Séjour, élu de proximité à Nansouty, abonde : « Quand on fait de la politique, on accepte d’être accessible ». Convaincu que la « logique d’hyperproximité est la bonne décision », il ajoute : « C’est là que ça se joue. » Par ailleurs conseiller délégué pour le numérique et l’intelligence artificielle, le jeune élu, dont le père Jean fut député et maire d’Agen, aborde son rôle « avec quand même beaucoup d’humilité » : « On se retrousse les manches. Je ne dis pas que c’est facile, mais il faut essayer de renouer ce lien qui apparaissait rompu. Ce rôle d’intermédiaire n’est pas évident, mais j’assume aussi d’être le poil à gratter des services. »



