René Revol battu à Grabels : la fin d'une ère pour un proche de Mélenchon
René Revol battu à Grabels, un proche de Mélenchon perd son siège

René Revol battu à Grabels : la chute d'une figure historique

Le maire LFI de Grabels, René Revol, a été balayé par les électeurs lors des municipales 2026. Après trois mandats consécutifs, c'est son opposant historique Pascal Heymes qui l'emporte, marquant la fin d'une ère pour cette figure politique proche de Jean-Luc Mélenchon.

Une défaite cinglante pour un proche de Mélenchon

René Revol, élu maire de Grabels en 2008, a été défait par Pascal Heymes. Durant la campagne, des tensions sont apparues, Revol ayant même suggéré un positionnement à l'extrême-droite de son adversaire. À 78 ans, l'ancien professeur d'économie, qui a eu comme élèves Michaël Delafosse et Vincent Bouget, voit sa carrière municipale s'achever.

Antoine Bertrand, son ancien directeur de cabinet, déclare : "Ne vous inquiétez pas pour lui, son expertise nous sera très utile !". Revol va désormais conseiller le réseau des nouveaux élus LFI et soutiendra la réélection du député Sylvain Carrière dans un an.

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Un parcours militant aux côtés de Mélenchon

René Revol est un proche de Jean-Luc Mélenchon depuis leur rencontre en 1970 à Besançon. Ils ont milité ensemble chez les trotskistes lambertistes, puis au Parti socialiste. Mélenchon, alors ministre, l'a nommé chargé de mission. Les deux hommes ont ensuite quitté le PS pour fonder le Parti de gauche, devenu La France Insoumise.

Leur lien reste fort : en septembre 2023, lorsque Revol a été agressé dans la rue, Mélenchon a personnellement participé à la manifestation de soutien. L'hebdomadaire Marianne a même titré sur sa capacité à "survivre à 55 ans de mélenchonisme".

Un bilan municipal marqué par le développement

Élu maire après sa retraite, Revol a transformé Grabels. Sous son mandat, la commune a connu une croissance significative, avec une explosion des besoins en logements. La part de logements sociaux est passée de 4% à 17%, et le projet de ZAC de Gimel devait atteindre les 25% exigés par la loi.

En tant que vice-président de la Métropole chargé de l'eau, il a œuvré pour la mise en régie et instauré une tarification éco-solidaire. Depuis 2024, responsable des déchets, il a défendu le projet de filière CSR (combustible solide de récupération) au nom du pragmatisme.

Un avenir incertain pour Revol

Le président de la Métropole pourrait regretter le départ de son "cher René". Maire jusqu'au vendredi suivant l'élection, Revol n'aura pas à présider l'installation de son rival, n'étant pas le doyen d'âge. Reste à savoir siégera-t-il dans l'opposition ? La question demeure sans réponse.

Revol travaille actuellement sur le tome 2 de ses mémoires, "60 ans d'engagement", où il évoquera bien sûr Jean-Luc Mélenchon. Cette défaite marque un tournant pour ce militant historique, dont l'influence sur la scène politique locale reste indéniable.

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