Périgueux : la permanence LFI taguée après l'agression de Lyon, plusieurs mouvements condamnent
Périgueux : permanence LFI taguée, condamnations après Lyon

Périgueux : la permanence de La France insoumise vandalisée dans un contexte de tensions nationales

Dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 février, la permanence de campagne de la liste La France insoumise Périgueux en commun, située au 59 rue Gambetta à Périgueux, a été la cible d'un acte de vandalisme. Des inconnus ont tagué à la peinture sur la vitrine du local la phrase « LFI tue », un graffiti qui intervient dans un contexte national particulièrement tendu, en lien direct avec l'agression mortelle du militant nationaliste Quentin Deranque survenue à Lyon. Cet événement local s'inscrit dans une série d'incidents similaires observés dans d'autres villes de France, mettant en lumière une atmosphère politique chargée et polarisée.

Des réactions immédiates et unanimes de condamnation

Dès le mercredi 18 février, L'Après, un mouvement dissident de La France insoumise, a été le premier à réagir localement en dénonçant fermement ces dégradations. Dans un communiqué officiel, le mouvement a exprimé son soutien aux militants de LFI touchés par cet acte et a lancé un appel solennel « à chacune et chacun […] à s'abstenir de toute violence verbale et a fortiori matérielle et physique ». Cette prise de position rapide souligne l'urgence perçue de calmer les esprits et de préserver le débat démocratique des dérives violentes.

Le groupe local Les Écologistes Périgueux Nord Dordogne a rapidement embrayé le pas, condamnant sans ambiguïté « la violence en politique d'où qu'elle vienne et quelle que soit la cible ». Dans leur déclaration, ils ont estimé que « les événements tragiques de Lyon appellent à la désescalade physique et verbale et ne doivent pas s'imposer, ni à Périgueux, ni ailleurs ». Cette position met en avant une volonté commune de ne pas laisser la violence s'installer dans le paysage politique local, quel que soit le camp visé.

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Une solidarité élargie et des messages clairs contre l'extrémisme

L'Union départementale CGT a également apporté « sa totale solidarité » aux organisations, dont LFI Périgueux, victimes de ce qu'elle qualifie d'« actes d'intimidation ». Dans son communiqué, la CGT a partagé son « aversion de l'extrême droite », établissant un lien clair entre ces dégradations et des courants politiques extrémistes. Cette prise de position renforce l'idée d'une menace perçue contre les valeurs démocratiques et la liberté d'expression.

Enfin, l'association La Libre Pensée groupe Fred Zeller a condamné à la fois le tag et « toute agression physique ou matérielle, destinée à imposer par la force des opinions ou courants de pensée quelles qu'ils soient ». Cette déclaration universelle souligne le rejet de toute forme de coercition dans le débat public, défendant le principe fondamental du respect des divergences d'opinion sans recours à la violence.

Ces réactions collectives illustrent une mobilisation notable de la société civile périgourdine face à des actes qui dépassent le simple vandalisme pour toucher à l'intégrité du processus démocratique. Elles rappellent l'importance de la vigilance et du dialogue dans un climat politique national de plus en plus inflammable.

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