Le tribunal administratif de Montpellier a confirmé, ce jeudi 1er octobre, la réélection de Louis Aliot à la tête de la mairie de Perpignan. Le maire RN, élu en mars, était visé par deux recours déposés par deux adversaires, Mickaël Idrac (LFI-Écologistes) et Agnès Langevine (Place publique). La décision, attendue depuis l'audience du 17 septembre, valide le scrutin du 15 mars.
Deux recours rejetés par le tribunal
Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté les recours de Mickaël Idrac et d'Agnès Langevine, qui demandaient l'annulation de l'élection municipale. Cette décision est conforme aux réquisitions du rapporteur public, formulées le 17 septembre. Comme le rapporte L'Indépendant, les deux candidats contestaient la régularité du scrutin, mais le tribunal n'a relevé aucune irrégularité de nature à remettre en cause le résultat.
Louis Aliot, qui avait récolté 50,61 % des voix au premier tour, reste donc maire de Perpignan. Les recours visaient à faire annuler le scrutin du 15 mars, mais la justice a tranché en faveur du maire sortant.
Les arguments de Mickaël Idrac écartés
Mickaël Idrac, qui avait recueilli 9,6 % des voix, soutenait que les bulletins de sa liste avaient été présentés « à l'envers, sans sa photographie et les logos des partis situés sur l'autre face ». Selon lui, cette présentation aurait déstabilisé les électeurs, qui auraient eu du mal à « identifier » les bulletins. Le tribunal a jugé qu'« aucune irrégularité ne peut être relevée dans la décision de rendre visible pour les électeurs la première face du bulletin, qui est celle qui comporte les mentions obligatoires […] permettant d'assurer l'égalité de traitement entre les différents candidats », selon l'AFP.
Le tribunal a également souligné que 13 462 voix séparaient le candidat Rassemblement national et le candidat LFI-Écologistes, un écart qui rendait difficile la démonstration d'une influence sur le résultat.
Le recours d'Agnès Langevine également rejeté
Agnès Langevine (15,94 % des voix) contestait, quant à elle, les bulletins de son adversaire Mathias Blanc, à la tête de la liste Perpignan Autrement. Elle estimait que ces bulletins, qui mentionnaient le Parti socialiste et Place publique, pouvaient « tromper les électeurs sur la tendance politique » de sa liste et le soutien politique dont elle bénéficiait. Le tribunal n'a pas retenu cet argument, jugeant que ces bulletins n'avaient pas pu tromper les électeurs.
Le 17 septembre, Mathias Blanc avait ironisé sur ce recours, le qualifiant de « recours de perdants aigris ». La décision du tribunal donne raison à cette position.
L'élection de Louis Aliot reste donc valide, du moins tant que Mickaël Idrac ne fait pas appel, une possibilité qu'il n'a pas écartée. La décision du tribunal administratif de Montpellier clôt, pour l'instant, cette contestation électorale.