Ce mercredi 14 octobre, dans la salle du conseil de la Métropole de Montpellier, l'association Meridio organise une simulation de séance à l'Assemblée nationale. Entre 75 et 90 étudiants sont attendus pour débattre du thème des réseaux sociaux. L'événement, qui se déroule sur quatre à cinq heures, doit permettre aux participants de se glisser dans la peau de députés, répartis en six partis fictifs.
Un jeu de rôle très sérieux
L'association Meridio, nationale et apartisane, vise à promouvoir l'engagement citoyen et le débat public, tout en faisant découvrir les institutions républicaines. Son antenne montpelliéraine, rattachée à la faculté de droit, compte environ 140 adhérents. Léo Bussola, coprésident de l'antenne, âgé de 21 ans, prévient : « chez nous, c'est très sérieux ». Chaque parti fictif élit son président et son vice-président avant d'amender un projet de loi.
Les étudiants peuvent choisir de jouer le jeu ou de rester fidèles à leurs opinions. À Montpellier, beaucoup optent pour la seconde option. Un étudiant proche de La France insoumise peut ainsi rejoindre le FCP, un parti fictif qui s'en approche, et y défendre des idées similaires à celles de son parti réel.
Quand le débat prend le pas sur le jeu
Le thème des réseaux sociaux a été choisi par sondage un mois plus tôt, face à la fédéralisation européenne. Léo Bussola estime que ce sujet « devrait être assez calme », contrairement à certaines éditions précédentes. Le coprésident se souvient que le thème de l'immigration a donné lieu à des échanges « très houleux », que la sécurité intérieure a opposé les partisans du tout sécuritaire à ceux de la proximité, et que la bioéthique, notamment l'avortement, reste un sujet tendu.
Dès que le président ouvre les débats, « le fictif est oublié ». Le respect reste toutefois une valeur indissociable de la pratique du débat politique. Léo raconte que « deux membres du bureau élargi, aux antipodes politiques, rédigent ensemble d'excellents projets de loi ». Pour les hésitants, le message est clair : les sujets sont sérieux, mais l'ambiance est détendue. « On peut s'asseoir sans dire un mot au début, puis s'exprimer tant que c'est respectueux ».
Cap sur la présidentielle de 2027
Pour Léo Bussola, d'abord simple membre pendant deux ans puis chargé de communication, la coprésidence de Meridio Montpellier, prise en avril, est une première. Elle coïncide avec l'approche des élections présidentielles de 2027. L'agenda de l'association s'accélère, avec un café-débat sur le bilan d'Emmanuel Macron prévu d'ici fin octobre, puis un autre sur la jeunesse.
L'association est présente sur Instagram (@meridio_montpellier) et sur le portail HelloAsso. Cette simulation parlementaire illustre l'engagement des étudiants montpelliérains dans la vie démocratique, à quelques mois d'une échéance électorale majeure.