Municipales 2026 à Montpellier : la sécurité au cœur des débats entre augmentation des policiers et prévention
Montpellier 2026 : les candidats divisés sur la politique sécuritaire

Les candidats aux municipales de Montpellier confrontent leurs visions sécuritaires

Ce jeudi 19 février 2026, lors du grand débat des Municipales organisé par Midi Libre, les candidats à la mairie de Montpellier ont présenté leurs propositions en matière de politique sécuritaire. Un sujet qui figure parmi les préoccupations majeures des Français à un mois du premier tour des élections municipales.

Une surenchère sur les effectifs de police municipale

Sur la question de la sécurité, un consensus presque unanime s'est dessiné autour de l'augmentation des effectifs de la police municipale. Cependant, les chiffres proposés varient considérablement d'un candidat à l'autre, créant une véritable surenchère sécuritaire.

Les propositions vont de 100 agents supplémentaires pour Jean-Louis Roumégas et Michaël Delafosse, à 200 pour Isabelle Perrein et Philippe Saurel, jusqu'à 400 pour Thierry Tsagalos. France Jamet, candidate du Rassemblement National, a appuyé ces demandes en déclarant : "On ne peut pas avoir le même nombre de policiers municipaux qu'à Perpignan ! Il faut arrêter la politique du laxisme."

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Critiques et approches alternatives

Cette course aux chiffres n'a pas convaincu tous les participants. Nathalie Oziol, candidate de La France Insoumise, a vivement critiqué cette approche : "On augmente les policiers, les caméras de vidéosurveillance, sans jamais tirer de bilan de l'échec de ces politiques qui sont de la communication." Elle privilégie plutôt une stratégie axée sur la prévention et la police de proximité.

Plusieurs candidats, dont Isabelle Perrein, Thierry Tsagalos, Philippe Saurel et Jean-Louis Roumégas, ont également évoqué la nécessité de rétablir des commissariats dans chaque quartier de la ville. Jean-Louis Roumégas a par ailleurs proposé d'autoriser l'ouverture des bars jusqu'à 2 heures du matin dans le quartier de l'Écusson, estimant que "occuper l'espace public, rendre les rues plus vivantes, laisser des épiceries ouvertes la nuit, c'est contribuer à un plus grand sentiment de sécurité."

Le débat sur les épiceries de nuit

La question des épiceries de nuit a particulièrement animé les échanges. Ces commerces, régulièrement critiqués par le maire sortant Michaël Delafosse pour leur rôle supposé dans le blanchiment d'argent, font actuellement l'objet d'un arrêté municipal imposant leur fermeture à 22 heures en fin de semaine.

Philippe Saurel a défendu ces établissements en affirmant : "Le problème ce n'est pas l'épicerie de nuit, c'est le propriétaire qui fraude." D'autres participants ont dénoncé une stigmatisation excessive de ces commerces, tandis que Michaël Delafosse a rappelé les actions menées durant son mandat concernant les mineurs non accompagnés, le bidonville de Celleneuve et les marchands de sommeil.

Diverses propositions pour renforcer la sécurité

Au-delà des effectifs policiers, plusieurs autres mesures ont été proposées par les candidats :

  • Isabelle Perrein a évoqué la possibilité d'instaurer un couvre-feu
  • Thierry Tsagalos a suggéré la création d'une brigade municipale spécialisée dans la lutte contre les stupéfiants
  • Nathalie Oziol a plaidé pour une meilleure formation des forces de l'ordre à l'accueil des victimes

Michaël Delafosse a conclu en insistant sur la complexité du sujet : "La sécurité est un sujet difficile sur lequel il faut être sérieux," rappelant la création d'un hôtel des sécurités durant son mandat.

Ce débat a ainsi révélé les profondes divergences entre les candidats sur la manière d'aborder les questions de sécurité à Montpellier, entre approche répressive et stratégie préventive.

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