Conseil municipal de La Turbie : premières tensions entre majorité et opposition
La Turbie : tensions au conseil municipal entre majorité et opposition

Conseil municipal de La Turbie : premières tensions entre majorité et opposition

Onze jours seulement après l'intronisation du nouveau maire Valentin Lopez à La Turbie, la paix promise pendant la campagne électorale semble déjà compromise. Le premier conseil municipal, qui devait être une simple formalité administrative, s'est transformé en véritable passe d'armes entre la nouvelle majorité et les groupes d'opposition.

Un climat tendu dès l'ouverture

Dès le début de la séance du 7 avril, Jean-Luc Cloupet, élu d'opposition d'Agir pour La Turbie, a dénoncé avec véhémence ce qu'il considère comme un manque de respect lors du conseil d'installation. « Les règles légales mais aussi celles de politesse et de courtoisie ont été bafouées », a-t-il affirmé, pointant du doigt les « commentaires déplacés » des scrutateurs pendant le dépouillement. Il a insisté : « Nous sommes dans l'opposition et élus au même titre que tous les autres. Nous avons le droit au respect. »

Le maire Valentin Lopez s'est montré dubitatif face à ces accusations. « Je ne vois pas où il y a eu un manque de respect », a-t-il répondu, avant de contre-attaquer en évoquant des actes qu'il juge inappropriés de la part de l'opposition. Il a notamment critiqué le vote pour Sandrine Penta, absente du conseil et qui ne s'était pas présentée pour être élue maire, commentant : « Ce n'est pas une élection de délégués d'école, non plus... »

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Votes systématiques contre et abstentions

La tension n'a fait que s'amplifier tout au long de la séance. L'opposition s'est quasi systématiquement abstenue ou a voté contre les quinze délibérations proposées, notamment concernant :

  • La fixation des indemnités des élus (805,66 euros bruts mensuels pour les 5 adjoints ; 246,63 euros pour les 5 délégués)
  • Les frais de représentation du maire (4.800 euros par an, montant identique à celui dont bénéficiait le maire sortant Jean-Jacques Raffaele depuis 2020)

Daniel Candela, élu de La Turbie Ambitieuse, a ensuite soulevé des questions procédurales importantes. Il a notamment critiqué la mise en place de seulement cinq commissions municipales alors que le règlement intérieur non modifié en prévoit six. « Je trouve cela dommage qu'on n'ait pas eu d'échanges en amont sur ce sujet. En trois semaines, personne ne nous a contactés », a-t-il déploré.

Un dialogue rompu

L'opposition a exprimé son désarroi face au manque de communication. Les élus estiment ne pas savoir dans quoi ils s'engagent et soulignent que les convocations au conseil n'ont pas respecté les délais légaux de cinq jours francs, ce qui pourrait selon eux remettre en cause la légalité des délibérations adoptées.

Visiblement agacé par cette posture, Valentin Lopez a rétorqué sèchement : « Il me semble que les titres des commissions sont assez explicites. Vous avez tous été élus, vous avez tous été à la tête de commissions. On ne va rien révolutionner. » Il a proposé à l'opposition d'assister aux premières réunions des commissions avant de décider de leur intégration.

Finalement, l'opposition n'a présenté de candidats que pour une seule commission : la Commission d'appel d'offres, de délégation de service public et de jury de concours, où Jean-Luc Cloupet figure parmi les titulaires et Daniel Candela parmi les suppléants.

Ce premier conseil municipal, marqué par l'absence de Bruno Lopez, Marie-Christine Rees (majorité) et Laurent Casabianca (opposition), laisse présager des relations particulièrement tendues pour les six années à venir. La promesse de paix municipale faite pendant la campagne semble déjà mise à mal, et le dialogue entre majorité et opposition apparaît rompu seulement trois semaines après l'élection.

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