Grabels : Pascal Heymes, nouveau maire élu, succède à René Revol après une longue carrière
Grabels : Pascal Heymes, nouveau maire élu, succède à René Revol

Grabels : Pascal Heymes, nouveau maire élu, succède à René Revol après une longue carrière

La liste menée par Pascal Heymes est arrivée en tête lors des élections municipales de dimanche, faisant de lui le nouveau maire de Grabels. Âgé de 64 ans et habitant la commune depuis trente ans, il ne revêtira l'écharpe tricolore que vendredi soir lors d'un conseil d'installation programmé à 18h30. "J'aurais préféré le samedi, mais bon, ce n'est pas moi qui décide…" a-t-il déclaré, précisant que cette décision revenait à René Revol, le maire battu.

Un parcours professionnel dédié aux collectivités locales

Pascal Heymes ne s'assiéra dans le fauteuil de premier magistrat que lundi matin. Sa première mission consistera à préparer deux conseils avant fin avril : celui du débat d'orientation budgétaire, puis celui du budget. Pour ce consultant-expert en finances et fiscalité locales, ce ne sera pas une découverte. Ayant cessé son activité professionnelle, il a accompagné des dizaines de collectivités tout au long de sa carrière.

Originaire de Wissembourg, dans le Nord de l'Alsace, il quitte sa région natale pour étudier à la faculté de Rennes, où il se spécialise dans les finances et la fiscalité locale. Ses premiers emplois se déroulent dans des agences d'urbanisme à Rennes, Strasbourg et Orléans, où il travaille sur l'aide à la décision pour des projets d'aménagement. "J'ai ensuite travaillé dans le privé, à Toulouse puis à Montpellier, au sein de la Société d'informatique et d'aide à la gestion, sur le site d'Alco. Et en 1999, j'ai créé ma propre structure", explique-t-il.

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Un engagement politique marqué par des ruptures et des alliances

Pascal Heymes a accompagné des communautés de communes et des agglomérations en cours de constitution ou d'agrandissement, notamment dans les Pyrénées-Orientales, l'Hérault, le Gard, Grenoble et Chambéry. "Je suis aussi intervenu auprès de communes ayant sur leur territoire le siège d'entreprises du nucléaire. À Tricastin, à Flamanville avec l'EPR, c'est une fiscalité très particulière…" ajoute-t-il.

Son engagement politique à Grabels débute en 2001, lorsqu'il est sollicité par André Falgueirettes, maire candidat pour un troisième mandat. La liste est battue et Bernard Prunet devient maire. Dans l'opposition, il rejoint une autre équipe, dont fait partie René Revol. "J'étais sixième donc je ne rentre pas immédiatement au conseil. Puis il y a des démissions et, en 2004, je deviens conseiller, comme René Revol", raconte-t-il.

En 2008, René Revol, alors socialiste, propose à ses anciens adversaires de monter une liste de rassemblement. Élue, elle porte Pascal Heymes au poste de premier adjoint. Mais moins d'un an plus tard, en mai 2009, la rupture est consommée. "Il y a clairement une rupture de confiance", affirme-t-il. En 2014, il monte sa propre liste, pensant arriver deuxième, mais se retire finalement en faveur de Régis Morvan. Durant ce mandat, il assiste aux conseils dans les rangs du public, constatant que "l'opposition n'est pas bonne".

Une victoire électorale en 2026 et des projets pour Grabels

En 2020, Pascal Heymes remonte une liste et améliore son score, avec six élus entrant au conseil. L'élection de 2026 marque sa victoire définitive. Homme sans étiquette mais classé à droite, il est d'une sensibilité proche du Modem de Bayrou. Il a été délégué de François Fillon lors de la primaire de la droite en 2016. "René Revol a eu vite fait de me cataloguer ! J'avais été séduit par le propos de Fillon sur la rigueur, les questions de dette, c'est mon sujet. Et puis après il y a eu l'affaire Pénelope, j'ai été déçu c'est peu de le dire. Mais par ailleurs, je trouvais intéressant de participer à cet exercice démocratique d'une primaire ouverte", explique-t-il.

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Le nouveau maire a reçu les félicitations du président Mesquida, mais aucune interaction directe n'a encore eu lieu avec la Métropole, dont le président Delafoye avait soutenu le maire sortant. "Je souhaite avoir de bonnes relations avec la Métropole", assure Pascal Heymes. Concernant la Zac de Gimel, il se déclare favorable à l'implantation de la clinique Clémentville, "porteuse d'emplois et offre de soins pour les Grabellois". Cependant, il s'est opposé aux 850 logements et aux hauteurs envisagées, ainsi qu'à la construction d'une nouvelle école. "Je considère que Grabels est déjà coupé en deux avec La Valsière, et que là on risque d'être coupé en trois. Mais il y aura forcément du logement. Je compte discuter avec l'aménageur sur les modalités de l'opération", conclut-il.