À la veille du premier tour de la primaire sociale-démocrate pour la présidentielle de 2027, Olivier Faure a vivement critiqué jeudi Raphaël Glucksmann, lui reprochant de défendre « une option centriste » et dénonçant « un grand mensonge ». Le candidat de Place publique a répliqué en affirmant qu'il sera « le candidat du Parti socialiste », alors que quelque 140 000 votants sont appelés aux urnes vendredi et samedi.
Faure dénonce une « option centriste » et un « effacement » du PS
Sur franceinfo, Olivier Faure a opposé deux visions : « Il y a une option qui est une option au fond centriste, et puis une option de gauche. Et il y aurait un grand mensonge à prétendre que l'on veut changer la vie des gens et en même temps considérer que ça doit se faire indépendamment des écologistes, des communistes, des ex-insoumis qui sont nos partenaires naturels. » Il a ajouté : « C'était la raison pour laquelle j'ai toujours souhaité avancer avec eux. »
Le premier secrétaire du PS a également insisté sur un « clivage net » : « Je ne veux pas d'une politique de rafistolage où on aurait au fond un en même temps qui se prolonge sans rupture et sans force. » Il a poursuivi en évoquant les conséquences d'une victoire de Glucksmann, reprenant l'analyse de Ségolène Royal qui prévoit « la disparition du PS ». Selon lui, « ce serait son effacement dans l'élection présidentielle », et « ce serait la première fois qu'il n'y a pas de socialiste candidat à l'élection présidentielle ».
Glucksmann se pose en candidat légitime du PS
Raphaël Glucksmann a répondu en affirmant qu'il « sera le candidat du Parti socialiste comme il l'a déjà été ». Il a rappelé son parcours : « J'ai conduit deux fois la liste socialiste aux élections européennes. Je suis soutenu par le président du groupe à l'Assemblée Boris Vallaud, au Sénat Patrick Kanner, par trois présidents de régions socialistes, par des centaines d'élus locaux, par des milliers de militants socialistes. »
La primaire sociale-démocrate, dont le premier tour se tient vendredi et samedi, réunira cinq candidats : Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Ségolène Royal, ainsi que les députés Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel. Quelque 140 000 personnes pourront voter à ce scrutin.