Castelnau : l'ancien maire Lafforgue dénonce un « déclassement »
Castelnau : Lafforgue dénonce un déclassement

L'ancien maire de Castelnau-le-Lez, Frédéric Lafforgue, battu en mars dernier par Julien Miro, est sorti de son silence pour fustiger la communication « à outrance » de son successeur. Lors d'une prise de parole du groupe d'opposition Castelnau Passionnément, il a exprimé son inquiétude face à ce qu'il considère comme un « déclassement » de la commune.

Une opposition qui rompt le silence

Au lendemain du conseil municipal de lundi soir, le groupe mené par Frédéric Lafforgue a décidé de s'exprimer publiquement. « On s'est astreint au silence pendant six mois, on ne voulait pas non plus interférer dans la campagne des sénatoriales, explique ce dernier. Mais désormais, nous nous exprimerons car nous sommes vraiment inquiets sur ce que je considère comme un déclassement. Castelnau jouait en Ligue 1, nous voilà en division d'honneur. »

L'ancien maire, qui assure « ne pas être revanchard », a également critiqué la communication du nouveau maire. « Il sature l'espace de séquences insignifiantes sans avancer sérieusement sur les dossiers », a-t-il déploré. Gérard Sigaud, ex-premier adjoint, a été encore plus direct : « On a un influenceur en campagne, qui les mardi, mercredi, jeudi n'est pas présent. Et qui fait des vidéos les jours suivants. »

La perte d'influence à la métropole

L'ancien maire a également évoqué la perte de poids politique de Castelnau-le-Lez au sein de la métropole de Montpellier. « Nous avions un équilibre politique avec la ville-centre, dans l'intérêt de Castelnau. On a perdu la piscine olympique que devait bâtir la métropole sur notre commune, c'est aberrant. Cet été notre piscine Caron qui a des fuites a montré ses limites », a-t-il regretté.

Gérard Sigaud, qui suivait les dossiers économiques, a également interrogé le bilan du nouveau maire : « Il refuse de recevoir les promoteurs mais que s'est-il passé sur le front de l'économie ? De l'emploi ? » Une question restée sans réponse de la part de la nouvelle majorité.

Des critiques sur le fond et la forme

Sylvie Ros-Rouart a évoqué « le syndrome du coucou. La nouvelle majorité s'approprie notre travail sans l'élégance de dire qu'elle n'y est pour rien. » Nathalie Lévy a, quant à elle, pointé le manque de changements sur les dossiers sociaux : « Sur la petite enfance et le social, on a été très critiqué par M. Miro quand il était dans l'opposition. Quels dispositifs a-t-il fait évoluer ? Qu'est-ce qui change ? Rien. Ça n'était donc pas si mal sans doute. »

Le groupe d'opposition Castelnau Passionnément, désormais composé de Frédéric Lafforgue, Gérard Sigaud, Nathalie Lévy et Sylvie Ros-Rouart, a annoncé qu'il s'exprimerait désormais régulièrement, promettant de surveiller de près les actions de la nouvelle majorité.