Élections municipales : les candidats s'engagent sur l'avenir du quartier du Canelot et de la Maline
Candidats municipaux s'engagent pour le quartier du Canelot et la Maline

Les candidats aux municipales face aux défis du quartier du Canelot et de la Maline

L'Association des riverains et amis de l'avenue des Ostréiculteurs (AVDO) a soumis un questionnaire détaillé aux candidats aux élections municipales concernant les enjeux cruciaux du quartier du Canelot, avec une attention particulière portée sur l'état préoccupant du bassin de la Maline. Cette initiative vise à éclairer les positions des prétendants au mandat municipal sur des problématiques qui dépassent largement le cadre local, touchant directement à la vitalité économique de la profession ostréicole et à la fréquentation d'un axe majeur du port de La Teste-de-Buch.

Des réponses écrites qui engagent les candidats

Les trois candidats principaux, Marc Muret, Thierry Gouaichault et Patrick Davet, aspirant à la fonction de maire, ont répondu par courrier aux quatre thématiques soulevées par l'AVDO. Leurs réponses mettent en lumière des préoccupations partagées quant à la dégradation avancée des infrastructures de la Maline, du Canelot et de l'avenue des Ostréiculteurs. Ces questions, bien qu'ancrées dans un quartier spécifique, ont des répercussions sur l'ensemble du bassin d'Arcachon, affectant tant les professionnels que les usagers quotidiens et les visiteurs.

L'avenue des Ostréiculteurs : un enjeu de gestion et de financement

L'avenue des Ostréiculteurs, située stratégiquement sur la digue est du port, constitue un passage essentiel pour les riverains, les plaisanciers, les professionnels de la mer, mais aussi pour les promeneurs et touristes attirés par ce cadre exceptionnel. Sa gestion relève actuellement du Syndicat mixte des ports du bassin d'Arcachon (SMPBA), qui a estimé le coût des travaux nécessaires à 2,3 millions d'euros, une somme pour laquelle il ne dispose pas actuellement des fonds suffisants.

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Marc Muret propose une solution audacieuse : il souhaite que la Ville participe financièrement « à hauteur de 50 % de l'investissement », en échange d'un « transfert de domanialité » de la « chaussée roulante » à la collectivité locale. De son côté, Patrick Davet rappelle que « la commune a d'ores et déjà réalisé la part qui relève de sa compétence, notamment l'enfouissement des réseaux » et que « des mesures transitoires ont été mises en place ». Il précise qu'un différé avait été acté lors des concertations avec l'association, afin d'éviter de détériorer les aménagements avant la réalisation des travaux lourds sur la Maline et le Canelot.

Thierry Gouaichault, quant à lui, rejoint ses concurrents en défendant l'idée que cette voie doit devenir « une zone partagée entre les piétons, les cyclistes et les véhicules motorisés », promouvant ainsi une mobilité douce et inclusive.

La Maline et le Canelot : une urgence environnementale et économique

Le bassin de la Maline revêt une importance capitale pour les ostréiculteurs, leur fournissant une eau de qualité indispensable à leur activité. Adjacent, le Canelot, canal alimenté en eau de mer par une écluse, s'enfonce dans le quartier. La dégradation progressive de ces deux ouvrages hydrauliques fait peser un risque sérieux d'inondation, menaçant à la fois les habitations et les exploitations ostréicoles.

Thierry Gouaichault souligne avec force « l'urgence à traiter ces sujets » et estime que « la commune doit assumer pleinement ses responsabilités sur ces différentes structures ». Marc Muret et Patrick Davet s'accordent sur la nécessité d'utiliser les 300 000 euros votés dans le budget primitif pour des travaux d'urgence sur le Canelot. Muret envisage même « un investissement par tranche de l'ordre de 200 000 à 250 000 euros par an sur cinq exercices », avec l'ambition d'en faire « un itinéraire de balades » valorisant le patrimoine local. Pour la Maline, il propose que la Ville soit motrice financièrement « à hauteur de 20 % » avant son transfert au SMPBA.

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Une vision globale et patrimoniale défendue par tous

Patrick Davet met en avant un projet global de réfection des écluses, des digues du Canelot et de la Maline, actuellement à l'étude avec le Syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon (Siba), dont c'est la compétence. Cette approche vise à « aborder l'ensemble du secteur de manière cohérente ». Il rappelle également son engagement personnel et ses interventions auprès de l'État, du SMPBA et du Siba pour faire avancer ces dossiers.

Thierry Gouaichault insiste sur la « place privilégiée » que le maire doit occuper dans ces négociations complexes, soulignant le rôle de leadership attendu de l'édile. Enfin, au-delà des aspects techniques et financiers, Marc Muret et Patrick Davet mettent l'accent sur la sécurité du quartier, tandis que les trois candidats défendent unanimement le caractère patrimonial exceptionnel de ce secteur, mêlant histoire ostréicole, paysage unique et attractivité touristique.

Ces échanges écrits révèlent ainsi des engagements concrets et des visions parfois divergentes, mais une préoccupation commune pour l'avenir d'un quartier au cœur des enjeux économiques, environnementaux et sociaux de La Teste-de-Buch.