Blocus des lycées : 400 à 500 établissements fermés ce lundi
Blocus des lycées : 400 à 500 établissements fermés

La mobilisation des lycéens se poursuit ce lundi 5 octobre 2026, avec 400 à 500 établissements totalement ou « partiellement » fermés, a annoncé le gouvernement. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé que les cours reprennent dès lundi « partout » où les conditions de sécurité le permettent.

Une deuxième semaine de mobilisation marquée par des blocages

Selon les informations rapportées par Midi Libre, la colère lycéenne entame sa deuxième semaine de contestation. Dimanche, le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray a indiqué sur France 2 que 400 à 500 établissements seraient totalement ou « partiellement » fermés ce lundi 5 octobre. Ce chiffre a été confirmé par le gouvernement, qui suit de près la situation dans les académies.

Des blocages ont été signalés dès lundi matin à Paris, Nice et Lille, où plusieurs établissements sont concernés, selon BFMTV. Une surveillance policière importante est présente près de certains lycées bloqués, comme le montre une vidéo partagée par la chaîne d’information en continu sur X (anciennement Twitter).

Les exigences du Premier ministre Sébastien Lecornu

Dimanche, Sébastien Lecornu a demandé que les cours reprennent dès lundi « partout » où les conditions de sécurité le permettent. Il a également réclamé la mise en place, dans chaque académie dès cette semaine, d’un « traitement prioritaire du remplacement des absences longues et des postes non pourvus ». Un premier bilan de cette mesure est attendu le 16 octobre, précise Midi Libre.

Cette demande intervient alors que la mobilisation s’étend dans plusieurs villes françaises. Les lycéens, qui ont commencé leur mouvement la semaine dernière, entendent poursuivre leur combat malgré les annonces gouvernementales. Des interpellations ont déjà eu lieu dans certains départements, notamment dans l’Hérault où 28 personnes ont été arrêtées et où les dégradations sont chiffrées à 1 million d’euros, avec des cours en distanciel maintenus dans deux lycées à Montpellier, selon les informations publiées par Midi Libre.

Des revendications encore floues mais une colère persistante

Alors que la colère et les violences gagnent la mobilisation, les revendications des lycéens restent au cœur des débats. Midi Libre a consacré un article à ce sujet, soulignant que les jeunes étudiants veulent poursuivre leur combat après un week-end de prise de parole gouvernementale. Les causes de la colère ne sont pas détaillées dans le fil d’actualité, mais la détermination des manifestants est réelle.

Le gouvernement, de son côté, mise sur une reprise rapide des cours. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de garantir la sécurité dans les établissements, tout en imposant des mesures concrètes pour remplacer les enseignants absents. Le premier bilan de ce dispositif est fixé au 16 octobre, une échéance qui pourrait déterminer la suite du mouvement. La mobilisation devrait se poursuivre dans les prochains jours, avec une attention particulière portée aux villes où les blocages persistent, comme Paris, Nice et Lille.