Donald Trump a exprimé sa colère, vendredi 9 octobre, après l'annonce de l'attribution du prix Nobel de la paix à la juriste sud-africaine Navi Pillay. Le président américain, qui estimait mériter cette distinction, a qualifié la décision du comité norvégien de "honteuse". "Les États-Unis, représentés par moi-même, votre président, auraient dû recevoir le prix Nobel de la paix, mais cela n'a pas été le cas", a-t-il déclaré lors d'un meeting à Syracuse, dans le nord-est des États-Unis.
Une réaction virulente contre le comité norvégien
Donald Trump a poursuivi en affirmant n'avoir "jamais entendu parler" de la lauréate, Navi Pillay, annoncée plus tôt dans la journée. Il a ajouté : "C'est une tache indélébile sur la Norvège et les gens qui ont pris cette décision honteuse et embarrassante. Le prix Nobel de la paix a été discrédité à jamais par une poignée d'idéologues radicaux qui sont contre la démocratie et qui sont en réalité des ennemis de la civilisation."
Une ambition de longue date pour le président
Depuis son investiture, Donald Trump rêve de recevoir le prix Nobel de la paix. Quelques heures avant l'annonce du lauréat, il affirmait : "J'aurais déjà dû l'avoir trois ou quatre fois, mais ils ne le donnent qu'à des gens de gauche." Cette nouvelle déception s'ajoute à celle de l'année précédente, où sa rancœur avait été telle qu'il avait obtenu que la lauréate, l'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado, lui cède sa médaille. Cette dernière était revenue sur le devant de la scène après l'enlèvement de Nicolas Maduro par les forces spéciales américaines.
Un bilan contesté
Certains observateurs s'interrogent sur une éventuelle jalousie de Donald Trump vis-à-vis de son prédécesseur Barack Obama, lauréat en 2009. Cependant, cette théorie reste difficile à confirmer, compte tenu du comportement erratique du président américain. Cette année, son bilan ne le positionnait pas parmi les favoris du prix Nobel de la paix. Bien qu'il affirme avoir réglé huit conflits, un chiffre largement fantaisiste, la réalité est marquée par la guerre en Iran, les expulsions massives de demandeurs d'asile vers des pays tiers, un "cessez-le-feu" sans paix ni reconstruction à Gaza, et des attaques contre les organisations internationales. Un bilan qui contraste avec les critères du prix, qui récompense "l'engagement en faveur du dialogue pacifique, la résolution des conflits et la coopération internationale".