Lors du conseil municipal du lundi 21 septembre, le maire de Six-Fours, Frédéric Boccaletti, et sa 13e adjointe, Elodie Monier, ont exprimé leur volonté de ne pas renouveler la convention qui lie la commune au Syndicat intercommunal varois d’aide aux achats divers (Sivaad). Cette structure, qui regroupe 44 communes, est censée permettre aux membres de réaliser des économies d’échelle sur diverses fournitures. La ville de Six-Fours, qui a réalisé près d’un million d’euros d’achats en 2025, envisage désormais de gérer directement ses marchés.
Une remise en cause de la participation financière
Elodie Monier a introduit le débat en annonçant que la convention avec le Sivaad serait « réexaminée à son terme », notamment au regard de la nécessité et du bien-fondé du maintien de la participation de la ville. Elle a souligné que Six-Fours a réalisé en 2025 près d’un million d’euros d’achats, soit une part « plus que significative » parmi les 44 communes adhérentes. En 2026, la ville a versé une participation financière de plus de 50 000 euros pour le fonctionnement du syndicat.
L’adjointe a également remis en question les avantages concrets de cette adhésion : « Au vu des tarifs qui nous sont appliqués et des coûts induits par cette adhésion, il nous paraît légitime de nous interroger sur le bénéfice réel que la commune en retire. » Ces déclarations marquent une rupture inhabituelle pour une collectivité qui s’interroge sur l’efficacité de son appartenance à un organisme intercommunal.
Un déclencheur lié à l’élection des dirigeants
L’élément déclencheur de cette fronde semble être les « conditions dans lesquelles s’est déroulée la réunion relative à l’élection des dirigeants du syndicat », a indiqué Elodie Monier. Elle a expliqué que ce déroulement a profondément interrogé la commune quant à la place qui lui est accordée : « On se retrouvait soudainement privée de toute représentativité dans la prise de décision, malgré son importance et le niveau de sa participation financière. »
Le maire a ensuite pris la parole pour préciser la position de la municipalité : « À ma demande, les services ont commencé à engager une réflexion sur les finances publiques, et chaque fois que la commune pourra gérer directement ses marchés, elle le fera. Il s’agit d’avoir moins d’intermédiaires, moins de commissions et de réaliser plus d’économies pour les Six-Fournais. » Cette stratégie vise à réduire les coûts de gestion et à renforcer l’autonomie de la ville.
Une décision motivée par le respect et les économies
Frédéric Boccaletti a conclu en affirmant que « l’argent public doit financer nos services et nos projets, et pas des frais de gestion à certains organismes ». Il a ajouté : « La ville de Six-Fours est la collectivité qui donne le plus au Sivaad, et elle n’y est pas respectée ! Ce qui revient à dire : “je veux bien de votre argent, mais pas de vos gueules”… Ça ne marche pas avec moi. »
Le maire a annoncé que la ville reprendra la gestion en interne, affirmant que Six-Fours en a « largement les compétences ». Il a promis : « On fera des économies, et on montrera que Six-Fours doit être respecté. » Cette décision, si elle se confirme, marquerait un changement significatif dans la gestion des achats de la commune, avec des implications potentielles pour les autres membres du syndicat.