Des gains colossaux sur les conflits armés
Plusieurs utilisateurs des plateformes de marchés de prédiction Polymarket et Kalshi ont réalisé des profits astronomiques en misant sur des événements liés à la guerre, selon un rapport du Figaro. Ces sites permettent de parier sur une variété d'événements, y compris des conflits armés, et ont récemment vu des paris sur des frappes américaines et israéliennes en Iran générer des millions de dollars de gains.
Un pari historique sur Polymarket
La semaine dernière, le contrat intitulé « Les États-Unis frappent l’Iran d’ici le… » est devenu l'un des plus importants de l'histoire de Polymarket, avec pas moins de 529 millions de dollars engagés sur différentes dates. Ce phénomène illustre la montée en puissance des marchés de prédiction, où les utilisateurs spéculent sur des issues géopolitiques.
Soupçons de délit d'initié
Parmi ces parieurs, six utilisateurs ont particulièrement attiré l'attention en réalisant un bénéfice de 1,2 million de dollars. Selon la société d'analyse Bubblemaps, ces individus ont spécifiquement misé sur la date du 28 février, quelques heures seulement avant les frappes effectives. La plupart de leurs portefeuilles avaient été alimentés dans les 24 heures précédentes, ce qui a conduit à des soupçons de délit d'initié, remettant en question l'intégrité de ces plateformes.
Des contrats annulés et des pertes potentielles
Parallèlement, d'autres paris, comme ceux sur l'éviction du guide suprême iranien Ali Khamenei, pourraient ne jamais être payés. L'ayatollah étant décédé récemment, les contrats associés risquent d'être annulés conformément à la politique de Kalshi, laissant certains investisseurs dans l'incertitude quant à leurs gains.
Une légalité controversée aux États-Unis
Ces pratiques ont suscité une vive controverse, notamment avec la réaction de l'élu démocrate Mike Levin. Sur le réseau social X, il a dénoncé le fait que ces paris permettent de gagner de l'argent sur la guerre et la mort, qualifiant cela de « fou » et annonçant son intention de présenter un projet de loi pour interdire ces marchés prédictifs, qu'il juge corrompus et déstabilisateurs.
Des critiques croissantes
Les marchés de prédiction font face à des critiques de plus en plus fortes aux États-Unis, d'autant que des personnalités comme Donald Trump Jr siègent au conseil consultatif de Polymarket et y ont investi des dizaines de millions de dollars en 2025, comme le précise Reuters. En France, ces sites sont strictement interdits, soulignant les divergences réglementaires internationales.
Cette situation met en lumière les enjeux éthiques et légaux des paris sur des événements tragiques, alimentant un débat public sur la nécessité de réguler ces plateformes pour prévenir les abus et protéger l'intégrité des marchés.



