Le fondateur de SpaceX s'en prend violemment aux magistrats français
Le multimilliardaire Elon Musk a qualifié ce samedi d'« attardés mentaux » les procureurs du parquet de Paris. Ces derniers ont signalé aux autorités américaines une possible valorisation artificielle du réseau social X et de la start-up d'intelligence artificielle xAI, deux entreprises lui appartenant.
Des soupçons de manipulation en vue d'une introduction en Bourse
Le parquet français estime que la polémique suscitée par les deepfakes à caractère sexuel générés par Grok, l'agent IA de X, pourrait avoir été créée intentionnellement. L'objectif serait de revaloriser artificiellement les sociétés X et xAI avant l'introduction en Bourse prévue en juin 2026 de la nouvelle entité issue de la fusion entre SpaceX et xAI. Cette manœuvre surviendrait alors que X connaîtrait une perte manifeste de vitesse.
Une transmission d'informations vers les États-Unis
Mardi dernier, le parquet a procédé à une transmission spontanée d'informations au ministère américain de la Justice via le bureau d'entraide pénale internationale français. Cette communication a également été adressée aux avocats français de la Securities and Exchange Commission (SEC), l'organisme fédéral américain de régulation des marchés financiers.
Une enquête préliminaire aux multiples chefs d'accusation
Cette transmission intervient alors que le parquet de Paris mène une enquête préliminaire sur X depuis début 2025. Les investigations portent sur plusieurs soupçons graves :
- Biais d'algorithmes
- Complicité de détention d'images pédopornographiques impliquant des mineurs
- Complicité de diffusion en bande organisée de ces images
- Création de deepfakes à caractère sexuel
- Actes de négationnisme
Ces investigations ont conduit à une perquisition des locaux français de X début février, qualifiée par l'entreprise d'« acte judiciaire abusif » motivé politiquement.
L'audition libre d'Elon Musk et les messages incriminants
Le parquet a convoqué Elon Musk pour une audition libre le 20 avril. C'est dans ce cadre que les magistrats pensent avoir identifié d'autres agissements répréhensibles de sa part. Ils souhaitent attirer l'attention de la SEC sur des informations apparues en source ouverte, notamment plusieurs messages de Musk postés durant la polémique. Selon Le Monde, ces messages seraient interprétés comme des incitations à générer des images non consensuelles.
Des réactions attendues mais non obtenues
Contactés par l'AFP, l'avocat de X en France n'était pas joignable dans l'immédiat. Aux États-Unis, la SEC n'a pas réagi immédiatement à ces révélations. L'affaire continue donc de susciter de vives tensions entre les autorités judiciaires françaises et l'empire entrepreneurial d'Elon Musk.



