Deux agentes du tribunal judiciaire de Marseille ont été mises en examen en décembre 2025, selon les informations du Monde. Elles sont accusées d'avoir consulté illicitement des fichiers contenant des informations sensibles sur des affaires en cours. L'une d'elles est soupçonnée d'avoir monnayé et partagé certaines données à un ex-petit ami, proche supposé d'un éminent membre de la DZ Mafia, l'organisation criminelle marseillaise de narcotrafic.
Une affaire révélée par Le Monde en décembre 2025
Cette affaire, révélée par le quotidien Le Monde, a suscité la stupeur et jeté une lumière crue sur le risque d'infiltration de la criminalité organisée au sein même des institutions publiques. Les deux agentes ont été placées en examen dans le cadre d'une enquête toujours en cours. Les faits reprochés concernent la consultation illicite de fichiers judiciaires, une pratique qui peut compromettre la confidentialité des enquêtes et la sécurité des personnes impliquées.
Une première depuis la création de la cellule anticorruption
Cette affaire est la première à avoir abouti à des mises en examen depuis la création, en octobre 2025, de la cellule anticorruption du parquet de Marseille. Cette cellule a été pensée pour traquer les complicités criminelles au sein des administrations pénitentiaire, judiciaire et policière ou du monde politique. Elle marque une étape symbolique dans la lutte contre les infiltrations criminelles dans les services publics marseillais.
Une affaire symbolique pour la lutte contre le narcotrafic
Le lien supposé avec la DZ Mafia, l'une des organisations criminelles les plus actives de Marseille, souligne les enjeux de cette affaire. Les informations partagées pourraient avoir facilité des actions de l'organisation criminelle. L'enquête devra déterminer l'étendue des fuites et les conséquences sur les affaires en cours. Cette affaire illustre les défis auxquels font face les autorités pour protéger les données judiciaires et prévenir toute compromission.