Le projet de réaménagement du Leclerc de Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, subit un nouveau revers. La plus haute juridiction administrative, le Conseil d'État, a annulé l'arrêt de la cour administrative d'appel de Paris du 17 juin 2024 qui avait donné raison à l'exploitant du supermarché. Le dossier est renvoyé devant cette même cour pour un nouvel examen, ce qui maintient le chantier dans l'incertitude.
Un projet ambitieux à l'arrêt depuis 2020
Depuis plusieurs années, la direction du Leclerc de Clichy-sous-Bois souhaite moderniser son supermarché. Le projet prévoit notamment un parking surmonté d'une toiture de panneaux photovoltaïques, un drive à huit pistes et une plus grande surface commerciale. Cependant, ces travaux sont au point mort depuis le début, comme le rapporte Actu.fr.
En 2020, deux concurrents, Cora et Auchan, ont saisi la Commission nationale d'aménagement commercial (CNAC) pour s'opposer au projet. La CNAC a émis un avis défavorable, jugeant le projet architectural trop « massif ». Cette décision a conduit au refus du permis de construire pour le supermarché.
Un feuilleton judiciaire complexe
L'exploitant du Leclerc, la société Longévité, a alors saisi la cour administrative d'appel de Paris. En juin 2024, cette juridiction a annulé le premier refus, redonnant espoir aux porteurs du projet. Mais cette décision vient d'être cassée par le Conseil d'État, qui estime que la cour a commis une « erreur de droit ».
Le dossier est donc renvoyé devant la cour administrative d'appel de Paris, qui devra réexaminer l'affaire à la lumière des éléments soulevés par le Conseil d'État. Pour l'heure, le chantier n'est pas officiellement abandonné, mais son avenir reste suspendu à cette nouvelle procédure.
Des conséquences pour le commerce local
Ce réaménagement, s'il voyait le jour, moderniserait l'offre commerciale de la ville et créerait potentiellement de nouveaux services pour les clients. Cependant, les recours successifs des concurrents et les décisions judiciaires ralentissent considérablement le processus. La décision finale de la cour administrative d'appel de Paris sera déterminante pour l'avenir du projet.



