La Hune à Frontignan fête ses un an : 180 événements et 4 000 visiteurs
La Hune à Frontignan fête ses un an : bilan positif

Le 26 septembre, La Hune, tiers-lieu installé à Frontignan, célèbre son premier anniversaire avec une journée festive mêlant spectacles et animations. En un an, le lieu a accueilli près de 4 000 visiteurs et proposé environ 180 événements, selon le bilan dressé par l'association Scopie qui le porte.

Une journée anniversaire pour présenter l'offre du lieu

Pour marquer l'occasion, La Hune organise le 26 septembre, de 16 heures à 23 heures, une programmation complète : spectacle de danse contemporaine, DJ set théâtralisé suivi d'une boum, atelier danse, village d'animations avec démonstrations, soirée quiz culture générale et blind test. L'objectif est de montrer en une journée tout ce que le tiers-lieu propose habituellement sur l'année.

Dans la salle La Houle, 160 m² dédiés aux représentations de spectacles, ateliers et stages artistiques, danses, sport, conférences, le collectif Show me love répète son DJ set théâtralisé qui sera présenté lors de l'événement. « On a mis notre bazar, mais tout sera à sa place pour la représentation », promet Lou. Élise, qui avait découvert La Hune lors de son lancement, se souvient : « J'avais trop kiffé ce lieu à l'époque, ainsi que l'esprit qui y règne, et ce qu'y fait son équipe. » Héloïse ajoute que jouer dans ce tiers-lieu est « l'endroit de tous les possibles ».

Un lieu passerelle entre artistes et public

La Hune est portée par l'association Scopie, créée en 2017 et qui réunit aujourd'hui 500 adhérents. Scopie accompagne les artistes et les compagnies de spectacle vivant, hors musique, dans leurs démarches administratives, la recherche de dates, de salles et de financements. La Hune, décrite comme sa « petite sœur », a ouvert en septembre 2025 dans un ancien hangar de l'avenue Frédéric-Mistral, réaménagé sur 500 m², cour comprise.

Le lieu se veut un espace de rencontres, de partage et de transmission entre artistes et public, ouvert à toute activité non religieuse et politique, ainsi qu'un centre de ressources et de formation pour le secteur artistique et associatif. « C'est un lieu pensé comme un outil mis à disposition des habitants et du territoire », résume Léa Constantin, responsable de la communication.

Une fréquentation en hausse, des défis à relever

En un an, La Hune a proposé près de 180 événements, dont six activités hebdomadaires. Entre septembre et décembre 2026, 83 événements sont programmés, avec douze activités hebdomadaires, soit le double du premier trimestre de son lancement. Le lieu reste encore peu connu, notamment faute de signalétique, en cours de correction, et d'une notoriété à construire. Toutefois, sa fréquentation a grimpé : plus de 1 000 visiteurs entre janvier et mars 2026, pour près de 4 000 personnes sur une année d'exercice, sans compter les usagers du coworking et des bureaux fermés.

L'équipe compte sept salariés à temps plein, une dizaine d'intermittents pour des missions ponctuelles et deux volontaires du service civique, épaulés par une vingtaine de bénévoles qui assurent l'accueil, un soutien aux événements organisés ou l'animation de certaines activités. « Que les bénévoles et les habitants fassent de ce lieu le leur, c'est pour nous une réussite, car c'est notre objectif premier », souligne Sophie Laurent, directrice de Scopie.

Consolider le modèle économique

Reste à consolider le modèle économique. La location des espaces représente aujourd'hui 50 % du chiffre d'affaires de cette structure privée. Pour que La Hune s'autonomise de Scopie, cette part devrait atteindre 65 % d'ici trois ans, un objectif jugé atteignable. « On ne cherche pas à faire de La Hune un mastodonte, mais un lieu outil au service du territoire et de ses habitants. Notre envie est que ce lieu de ressources devienne un automatisme pour les habitants et un lieu de leur quotidien », conclut la directrice.