Grève à l’Imperator de Nîmes : des chambres bloquées jusqu’au 19 octobre
Grève à l’Imperator : chambres bloquées jusqu’au 19 octobre

Le conflit social à l’hôtel Imperator de Nîmes, entamé le 18 septembre, est toujours dans l’impasse. Les salariés grévistes poursuivent leurs débrayages quotidiens, et la direction aurait décidé de bloquer des chambres à la vente jusqu’au 19 octobre, selon la CGT. Les réservations pour la première quinzaine d’octobre sont impossibles, les agents indiquant aux clients que l’hôtel est complet.

Un mouvement social qui s’éternise

Depuis la feria des Vendanges, le 18 septembre, le personnel d’étage de l’hôtel de luxe nîmois est en grève à durée indéterminée. Les salariés réclament de meilleures conditions de travail, notamment une augmentation des salaires de 0,87 € brut de l’heure. Cette revendication cristallise les tensions entre la direction et les syndicats, qui n’ont pas trouvé de terrain d’entente lors des deux premières tentatives de négociations, soldées par des échecs.

Des chambres sacrifiées selon la CGT

La CGT affirme que la direction, en plus d’être suspectée d’employer dans les étages du personnel d’autres services, a décidé de bloquer des chambres à la vente jusqu’au 19 octobre. Le syndicat a de nouveau saisi l’inspection du travail pour ce motif. Les représentants syndicaux indiquent par communiqué ne pas connaître, à ce stade, l’ensemble des considérations opérationnelles ou économiques ayant conduit à cette décision. Ils demandent une clarification rapide de la direction.

« D’un côté, il est expliqué aux salariées que la situation économique limite les possibilités de répondre à leurs revendications. De l’autre, la Direction décide de ne plus commercialiser de nouvelles chambres pendant plusieurs semaines. Pour les salariés mobilisés, cette situation est particulièrement difficile à comprendre », souligne le syndicat dans son communiqué.

En attendant une troisième réunion

Outre des réponses, la CGT attend la convocation d’une troisième réunion de négociations. Le conflit social, qui dure depuis plus de deux semaines, ne semble pas près de se résoudre, laissant planer une incertitude sur l’activité de l’établissement et sur les conditions de travail du personnel.