Le constat d'un déclin économique français
Au début des années 2000, après la victoire de Jacques Chirac face à Lionel Jospin à l'élection présidentielle, un sentiment d'étonnement parcourait déjà les cercles économiques. Avec l'éditorialiste vedette du Point Jacques Marseille, nous nous interrogions sur cette étrange contradiction des politiques, y compris du chef de l'État, qui énuméraient les réformes libérales urgentes avant d'ajouter systématiquement : « Mais bon, on ne peut pas le faire ! »
Les racines de l'immobilisme français
À cette époque, l'économie française semblait encore dominer celle de l'Allemagne, empêtrée dans les coûts de sa réunification. Mais cette supériorité apparente ne devait pas durer. La France, alourdie par la mise en place des 35 heures dont les effets négatifs perdureraient, voyait ses gouvernants avoir les pieds pris dans du ciment qui séchait à toute vitesse. C'est ainsi que notre pays a progressivement décroché, après plus de vingt années d'immobilisme ou ce que Bruno Retailleau qualifie d'« impossibilisme » politique.
Les indicateurs économiques alarmants
Aujourd'hui, nos élites politiques jouent les docteurs Tant-Mieux et se félicitent, toute honte bue, que le déficit abyssal de notre balance commerciale soit passé de 79 milliards d'euros en 2024 à 69 milliards d'euros en 2025. On se contente de petits plaisirs mesurés, alors que l'Italie est devenue le quatrième exportateur mondial, loin devant nous, tout en nous rattrapant dans le classement de la richesse nationale par habitant. Pendant ce temps, la Pologne arrive en trombe avec une croissance de +3,6% l'an dernier, soit quatre fois plus que la croissance française !
Les blocages institutionnels français
Insupportable est la conviction que rien ni personne ne pourra nous sortir de l'ornière après le scrutin présidentiel de 2027. Cette idée est pourtant bien ancrée dans notre pays, qui ressemble à une voiture en panne que certains de ses passagers envisagent d'abandonner. Pour faire repartir le moteur économique, il faudra simplement faire sauter tout ce qui bloque, à commencer par les verrous institutionnels.
Le rôle controversé du Conseil constitutionnel
L'an dernier, la loi immigration portée par Bruno Retailleau et combattue en coulisses par Emmanuel Macron a été littéralement saccagée par le Conseil constitutionnel. Pour ce faire, l'institution n'a pas hésité à interpréter à l'envers l'article 45 de la Constitution. Le pouvoir législatif a encore été piétiné lorsque, en juin dernier, le Conseil constitutionnel a censuré la loi de Gabriel Attal visant à durcir la justice pénale à l'égard des mineurs, comme c'est pourtant le cas dans de nombreux pays européens.
Les lenteurs administratives problématiques
Le Conseil d'État a, quant à lui, curieusement tardé à valider la décision du ministre de l'Intérieur de l'époque, Bruno Retailleau, de dissoudre le collectif Jeune Garde. Ce ramassis de nervis fascistes se présentant comme « antifascistes » avait été fondé par le député LFI Raphaël Arnault, fiché S. Des militants de ce collectif auraient été impliqués dans l'assassinat, sous forme de lynchage, du jeune catholique Quentin D., présenté comme appartenant à l'« extrême-droite ».
Les réformes nécessaires pour la France
La politique ne reprendra la main qu'en remettant à sa place le pouvoir judiciaire grâce à une réforme constitutionnelle gravée dans le marbre d'un référendum. Mais aussi en cessant d'avoir peur, en assumant ses choix, en disant enfin la vérité aux Français.
Les vérités économiques à assumer
Il faut parler de notre endettement délirant qui sert surtout à payer notre État-providence, ses allocations et ses retraites, notamment celles des fonctionnaires. Il faut évoquer l'hyperfiscalité et le déluge de normes bureaucratiques – autant de handicaps pour les entreprises françaises – qui sont responsables de notre sidérante désindustrialisation. Ces politiques ont même réussi l'exploit de casser notre fleuron agricole : en 2025, l'excédent de notre balance commerciale alimentaire est tombé à seulement 200 millions d'euros, une misère !
Le besoin d'une main ferme et courageuse
La France est à refaire et elle ne pourra l'être qu'avec, à sa tête, une main ferme et courageuse. En attendant, comme il n'y a plus de personnage providentiel en magasin, le candidat qui aura une chance de s'imposer face au Rassemblement National sera celui qui osera parler vrai.
Les perspectives pour 2027 et au-delà
Notre pays précipitera sa chute s'il continue, comme avec son lamentable budget « socialiste » 2026, de pressurer bêtement les entreprises au lieu d'alléger leurs taxes pour qu'elles créent plus de richesse, qu'il pourra redistribuer ensuite.
La leçon de l'histoire économique
Le Prix Nobel d'économie Milton Friedman observait avec justesse : « Après la chute du communisme, tout le monde était d'accord : le socialisme était un échec. Et tout le monde, plus ou moins, était d'accord pour dire que le capitalisme était un succès. Sur quoi, chaque pays capitaliste en a apparemment conclu que ce dont l'Occident avait besoin, c'était de... plus de socialisme. »
La morale de tout cela, c'est qu'il est toujours plus difficile, hélas, de remonter la pente que de la descendre. Alors, courage aux impétrants de 2027 ! Le défi qui les attend est immense, mais la survie économique de la France en dépend.



