Dette française : 3 595,5 Md€, 119 % du PIB au 2e trimestre 2026
Dette française : 3 595,5 Md€, 119 % du PIB au T2 2026

La dette publique française a atteint 3 595,5 milliards d'euros au deuxième trimestre 2026, soit 119 % du produit intérieur brut (PIB), a annoncé l'Insee mardi. Cette nouvelle progression représente une hausse de 59,6 milliards d'euros par rapport à la fin du premier trimestre.

Une augmentation de près de 60 milliards d'euros en un trimestre

Selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), la dette a ainsi augmenté de 59,6 milliards d'euros entre la fin du premier trimestre et la fin du deuxième. Cette hausse s'ajoute à celle de 75,8 milliards d'euros enregistrée au premier trimestre, où la dette représentait alors 117,5 % du PIB.

Au total, sur les six premiers mois de l'année 2026, l'endettement public a progressé de plus de 135 milliards d'euros, confirmant une trajectoire haussière qui inquiète les économistes et les agences de notation.

Un niveau record qui pèse sur les finances publiques

Avec 119 % du PIB, la France dépasse désormais largement le seuil de 100 % franchi en 2020. Ce niveau record intervient alors que le gouvernement prépare le budget 2027, dans un contexte de croissance économique modeste et de pression sur les dépenses publiques.

L'Insee précise que cette hausse s'explique principalement par le déficit public et les intérêts de la dette, qui continuent de s'accumuler. Les données détaillées par catégorie d'administration publique ne sont pas encore disponibles, mais l'ensemble des secteurs institutionnels est concerné.

Des perspectives sombres pour les prochaines années

Les projections publiées récemment par le gouvernement et les institutions financières indiquent que la dette pourrait atteindre 121,7 % du PIB en 2027, un niveau inédit depuis trente ans. Cette perspective a conduit l'agence Fitch Ratings à maintenir la note de la dette souveraine française à A+, tout en soulignant que la croissance à court terme restera modeste.

Dans ce contexte, des voix s'élèvent pour proposer des solutions radicales, comme l'annulation d'une partie de la dette, évoquée par Matthieu Pigasse et Jean-Luc Mélenchon. Toutefois, aucune mesure concrète n'a été annoncée à ce stade par l'exécutif.

L'Insee publiera les chiffres du troisième trimestre 2026 en décembre, qui permettront de vérifier si la tendance se poursuit ou si un ralentissement de l'endettement se dessine.