Le Corum de Montpellier, gravement touché par les trombes d’eau du 30 septembre dernier, restera fermé plusieurs mois. Le maire Michaël Delafosse a annoncé un budget de 40 millions d’euros pour sa rénovation, tout en reconnaissant que ce dossier n’est que la partie émergée d’un « mur d’investissement » face à la vétusté du patrimoine bâti de la ville, qui compte un million de mètres carrés de bâtiments.
Des infiltrations massives et des travaux d’étanchéité
Les infiltrations d’eau ont provoqué l’écroulement de faux plafonds dans l’enceinte du Corum, un équipement emblématique de Montpellier. Selon Michaël Delafosse, la situation était connue depuis 2024 : « J’ai appris en 2024 que cela craignait. Nous avions programmé des travaux d’étanchéité pour 2026. » Le maire a également déploré un « accès compliqué du chantier avec la voie SNCF à côté », qui complique la réalisation des travaux.
Le coût estimé de la rénovation du Corum s’élève à 40 millions d’euros. « C’est le même dossier que pour les rails du tramway », a-t-il expliqué, sans nommer son prédécesseur à l’Hôtel de Ville. Cette comparaison souligne l’ampleur des investissements nécessaires pour remettre à niveau les infrastructures vieillissantes de la métropole.
Un million de mètres carrés de bâti à entretenir
Au-delà du Corum, la maintenance des équipements de la ville représente un défi majeur. Avec un million de mètres carrés de bâti, la rénovation s’apparente à un « mur d’investissement », selon les termes de Michaël Delafosse. Les écoles figurent parmi les priorités, mais les équipements sportifs sont également concernés.
Le stade de la Mosson, par exemple, nécessite des rénovations en termes de sécurité et d’isolation thermique. « Je vois le club lundi. Les travaux de sécurisation hydrauliques ont commencé. Nous devons étudier plusieurs scénarios pendant les travaux. À Neptune, par exemple on a fermé. Le stade est dans son jus depuis 1998 », a précisé le maire. Ces déclarations interviennent alors que la ville doit faire face à des défis financiers importants pour moderniser son patrimoine.
Un chantier de longue haleine pour la métropole
La fermeture prolongée du Corum aura des conséquences sur les activités culturelles et économiques qui s’y déroulent habituellement. Les travaux d’étanchéité, qui devaient initialement avoir lieu en 2026, devront être accélérés, mais leur planning reste tributaire des contraintes d’accès au site.
Face à cette situation, la municipalité devra arbitrer entre les différents besoins de rénovation, qu’il s’agisse des écoles, des équipements sportifs ou des bâtiments culturels. Le « mur d’investissement » évoqué par Michaël Delafosse illustre l’ampleur des efforts à fournir dans les prochaines années pour maintenir un patrimoine bâti vieillissant aux normes de sécurité et de performance énergétique.