Ciotti moque la faible mobilisation contre l'antisémitisme à Nice
Ciotti moque la faible mobilisation à Nice

Le maire de Nice, Eric Ciotti (UDR), allié au Rassemblement national, a ironisé sur les réseaux sociaux à propos du faible nombre de participants au « rassemblement face à l'antisémitisme » organisé samedi 3 octobre 2026 devant l'hôtel de ville de Nice. Dans un message publié sur X (anciennement Twitter), il a évoqué une « quarantaine de participants », se moquant de « l'énorme mobilisation de l'ultra-gauche » contre sa personne.

Un rassemblement organisé par le Parti communiste

La manifestation avait été lancée par Julien Picot, secrétaire départemental du Parti communiste, en réaction aux révélations du média en ligne Mediapart attribuant des propos antisémites à Jordan Bardella, président du Rassemblement national. Julien Picot avait appelé « toutes les forces républicaines des Alpes-Maritimes » à se mobiliser « pour dire clairement que face à l'antisémitisme, au racisme et à l'extrême droite, la République doit faire bloc ».

Selon les informations rapportées par Nice-Matin, une cinquantaine de personnes se sont finalement réunies devant la mairie de Nice. Ce chiffre contraste avec l'ampleur espérée par les organisateurs, qui souhaitaient une large mobilisation des forces républicaines du département.

La réaction cinglante du maire sur les réseaux sociaux

Dans son message publié samedi 3 octobre, Eric Ciotti a écrit : « Énorme mobilisation de l'ultra-gauche contre moi devant l'Hôtel de Ville ! Ils étaient une quarantaine… Quand il n'y a pas les casseurs, l'ultra-gauche ne représente visiblement pas grand-chose. » Cette déclaration, accompagnée d'une photo du rassemblement, a été largement partagée sur la plateforme X.

Le maire UDR de Nice, qui a fait alliance avec le Rassemblement national, a ainsi minimisé la portée de cette mobilisation, la présentant comme un échec pour ses opposants politiques. Il a également établi un lien implicite entre l'ultra-gauche et les « casseurs », une référence aux violences urbaines qui ont parfois émaillé des manifestations dans la région.

Un contexte politique tendu dans les Alpes-Maritimes

Ce rassemblement s'inscrit dans un climat politique particulièrement tendu dans les Alpes-Maritimes, où les révélations de Mediapart sur Jordan Bardella ont suscité de vives réactions. L'appel de Julien Picot visait à rassembler au-delà des clivages partisans, mais la faible participation observée samedi pourrait être interprétée comme un signe de la difficulté à mobiliser contre l'extrême droite dans ce département.

Le maire de Nice, quant à lui, a transformé cet événement en une démonstration de la faiblesse de ses adversaires. Sa publication sur X, qui cumule de nombreuses interactions, reflète la stratégie de communication qu'il adopte face à ses détracteurs, en mettant en avant le contraste entre l'ampleur annoncée de la mobilisation et le nombre réel de participants.

Cette affaire intervient alors que les relations entre la droite locale et le Parti communiste sont déjà marquées par de fortes divergences sur de nombreux sujets, allant de la politique sécuritaire à la gestion des migrations. Le rassemblement de samedi n'a pas modifié cet état de fait, mais il a offert à Eric Ciotti une nouvelle occasion de réaffirmer sa position face à ses opposants.