Exercices interservices des brigades cynophiles au Luc-en-Provence
Brigades cynophiles en exercice au Luc-en-Provence

Mercredi 7 octobre 2026, environ quarante équipes cynophiles issues de la police municipale, de la gendarmerie et des douanes se sont réunies à la salle Jean-Louis-Dieux, au Luc-en-Provence, pour une journée d'entraînements et d'échanges de pratiques sur le métier de maître-chien. L'initiative, portée par la municipalité, visait à confronter les méthodes de chaque service et à renforcer la coopération interforces.

Un exercice réaliste d'interpellation

Lors d'une simulation, un homme signale à l'adjudant Benjamin deux individus rôdant près d'une voiture sur le parking de la société de chasse du Luc. Accompagné d'un policier municipal et de son chien, le militaire s'approche et somme les deux hommes de s'identifier. La situation dégénère rapidement : l'un lance une grenade fumigène, l'autre brandit un pistolet et fait feu. Le gendarme crie alors « À terre ! Gendarmerie à terre ! Arme ! » et lâche son malinois âgé de deux ans et demi. En une fraction de seconde, le chien se jette sur l'homme armé, le mord à la jambe et le fait tomber, permettant l'interpellation des deux suspects. Il s'agissait en réalité d'un exercice, suivi d'un débriefing complet avec tous les participants.

Des pratiques différentes selon les services

Wael, policier municipal à l'origine de la brigade cynophile du Luc-en-Provence, soutenu par la mairie, a organisé cette journée après avoir participé à un événement similaire du Groupe d'intervention cynophile de la gendarmerie nationale du Var. Il explique : « Nous n'avons pas les mêmes pratiques. Quand les douanes et la gendarmerie laissent leur chien mordre en cas de menace grave, à la police municipale, nous avons recours plutôt à la charge muselée, laquelle permet d'immobiliser un individu grâce au chien avec moins de risques pour le suspect. » Il ajoute que la gendarmerie et les douanes sont également spécialisées dans la détection d'explosifs et de billets, contrairement à la police municipale qui se concentre sur les stupéfiants.

Des exercices variés tout au long de la journée

Les équipes ont réalisé plusieurs exercices : du pistage humain sur un parcours long, de la détection de stupéfiants dans les locaux de la police municipale, et de la détection d'explosifs dans les locaux de la coopérative vinicole. À la cave vinicole, le gendarme Christophe a positionné des explosifs pour l'exercice. L'adjudant-chef Ingrid et son chien Sniper ont inspecté le bâtiment en quelques minutes, le chien s'asseyant silencieusement à côté du matériel dangereux. Ingrid précise : « Ce sont des sessions intenses pour le chien, lequel respire pour analyser les odeurs, plus que pour ses poumons. » Des policiers municipaux de Vedène, Cuers et des Pennes-Mirabeau ont également assisté aux exercices pour interroger les militaires sur leurs méthodes.