Le conseil municipal de Bagnols-sur-Cèze a voté, lors de sa séance du 25 septembre 2026, un budget supplémentaire équilibré de 1,969 million d'euros en fonctionnement et de 11,359 millions d'euros en investissement, sans recours à l'emprunt. Sur cette enveloppe, 281 000 euros sont spécifiquement dédiés à l'acquisition et à l'implantation de nouvelles caméras de vidéoprotection, une décision qui a nourri les débats sur l'efficacité de ce dispositif.
Un budget supplémentaire sans emprunt
Présenté par Denis Daude, adjoint délégué aux finances, ce budget supplémentaire reprend les résultats de l'exercice budgétaire précédent et les reports de crédits. Pour la section investissement, l'élu a détaillé les principales dépenses, en soulignant qu'elles sont réalisées « sans avoir recours à l'emprunt ». Ainsi, 40 000 euros sont consacrés aux diagnostics énergétiques des écoles, 30 000 euros pour réévaluer le projet de la piscine, « plus en adéquation avec nos réelles capacités financières », et 20 000 euros pour la renaturation des bords de la Cèze, « suite à la construction de la passerelle ».
281 000 euros pour les caméras de sécurité
L'adjoint aux finances a également annoncé que 281 000 euros seraient mobilisés pour l'acquisition et l'implantation de nouvelles caméras de sécurité. « Ça coûte cher mais ce sera utile », a-t-il lancé, avant d'indiquer que l'acquisition d'un nouveau véhicule pour la police municipale est également prévue. Ces points ont suscité une demande de l'élu d'opposition Jérôme Jackel, qui a réclamé « une évaluation précise » de la vidéoprotection.
En réponse, Thomas Betton, premier adjoint en charge de la sécurité, a indiqué « qu'on va essayer de voir dans quelle mesure la vidéoprotection a pu aider à résoudre des faits, voir où la délinquance et les interventions ont baissé. En 2027, on aura quelque chose à vous présenter ».
Le narcotrafic relance le débat sur les caméras
Le sujet des caméras est revenu sur la table lors des questions de l'opposition, à propos du narcotrafic. Thomas Betton a déploré que l'ancienne municipalité se soit limitée à « ajouter des caméras là où il y en avait déjà » sans les « étendre à d'autres secteurs ». Une accusation rejetée par Christian Baume, ancien adjoint à la sécurité : « C'est faux. À vous entendre, on les a mis au pif mais on a travaillé en commun accord avec le commandant de police pour voir où étaient les problématiques ».
Le budget supplémentaire a été adopté, mais les débats montrent que la question de l'efficacité de la vidéoprotection reste un sujet de divergence. L'évaluation promise par Thomas Betton pour 2027 devrait apporter des éléments concrets sur l'impact de ces caméras dans la résolution des faits et la baisse de la délinquance.