Aérodrome de Deaux : Giraudier défend la vente et évoque 2,68 M€
Aérodrome de Deaux : Giraudier justifie la vente

Le président de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) du Gard, Éric Giraudier, a apporté une mise au point mardi 29 septembre 2026 concernant la vente de l'aérodrome de Deaux, un dossier qui continue d'alimenter les débats. Il a rappelé que la cession, dont le montant est réévalué à 2,68 millions d'euros, résulte d'une obligation légale et que les fruits de cette opération seront investis sur le territoire d'Alès.

Une vente encadrée par la loi NOTRe

Lors d'un déplacement à Alès, Éric Giraudier a tenu à préciser sa position : « Je suis là pour être dans les faits, pas dans une logique de polémique. À la CCI, on parle d'économie. » Cette intervention intervient après la montée au créneau d'Alès Agglomération en juin pour préserver la plateforme aéronautique, et la réponse conjointe du patron de la CCI et du maire de Deaux deux semaines plus tard pour défendre la vente du site, où doit voir le jour un projet de centrale photovoltaïque.

Le président de la CCI a insisté sur le cadre juridique : « Que ce soit bien clair : de par la loi, nous avons eu obligation de céder cet équipement », en s'appuyant sur la loi NOTRe. Il a également rappelé que « le 28 juin 2016, la CCI d'Alès avait délibéré sur une cession, sur le montant des Domaines d'alors », désormais réévalué à 2,68 millions d'euros.

Un site sans activité économique selon la CCI

Éric Giraudier a tenu à remettre en cause l'utilité économique de l'aérodrome, occupé par l'aéroclub Alès Cévennes : « Cet équipement n'a aucune activité économique. C'est fort louable le loisir, mais ça reste du domaine du loisir […] Et ça n'a aucune portée touristique. » Pour appuyer son propos, il a indiqué que sur les cinq premiers mois de l'année 2026, seuls cinq avions de tourisme se sont posés sur le site.

Il a également balayé l'argument de l'utilité pour la sécurité civile : « La Sécurité civile elle-même a décidé d'arrêter le pélicandrome car ils ont changé leur matériel. Il n'y a aucun usage civil, militaire ou de défense. C'est totalement faux ! Là-dessus, il faut être clair. »

L'absence d'offres concurrentes et le désenclavement routier

La CCI affirme n'avoir reçu aucune autre offre que celle de la commune de Deaux. « De l'Agglo, on n'a jamais reçu une lettre d'intention, à offre égale, avec maintien de l'activité. On l'avait inscrit dans l'appel d'offres et on n'a pas eu de réponse », a déclaré Éric Giraudier, ajoutant : « Il n'y a pas eu d'offre de maintien de l'activité. Ce n'est pas nous ! Nous, on vend. »

Interrogé sur le désenclavement du bassin, il a répondu : « C'est un vrai sujet. Ce ne sont pas les quatre avions de tourisme qui vont assurer le désenclavement du Bassin. Le désenclavement est routier, liaison autoroutière. »

Colette Rueger, élue alésienne de la CCI, a confirmé : « On n'a pas eu d'autre choix. Il n'y a pas eu d'autre offre que celle de la mairie de Deaux. »

Un calendrier et des investissements sur Alès

Le processus pour arrêter l'activité de l'aérodrome a été lancé en décembre 2024 et devrait durer trois ans. L'acte définitif, soit le transfert de propriété vers la mairie de Deaux, est espéré « fin 2027. Il n'y a pas de conditions suspensives », a précisé Éric Giraudier.

Le président de la chambre consulaire a conclu en indiquant que « les fruits de cette session seront investis en actions sur le territoire d'Alès », tout en défendant le financement du patrimoine consulaire : « Le patrimoine des entreprises n'a jamais été financé par les collectivités locales ou territoriales. C'est 100 % un financement consulaire. »