Tchernobyl : 40 ans après, un documentaire révèle les mensonges de la pire catastrophe nucléaire
Tchernobyl : 40 ans après, les mensonges révélés dans un documentaire

Quarante ans après Tchernobyl : un documentaire perce les secrets de la catastrophe

Dans la nuit du 26 avril 1986, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait, déclenchant la pire catastrophe nucléaire de l'Histoire. Quatre décennies plus tard, alors que les risques nucléaires resurgissent en Ukraine et en Iran, plusieurs chaînes de télévision proposent des documentaires pour revenir sur ce drame. TMC diffuse ce jeudi à 21h25 un inédit de « 21h Médias », intitulé Les mensonges de Tchernobyl, présenté par Julien Bellver. Le journaliste dévoile pour nous les coulisses de cette enquête approfondie.

Tchernobyl et Pripyat : des villes figées dans le temps

Retour au 26 avril 1986. Une explosion suivie d'un incendie ravage la centrale nucléaire de Tchernobyl, alors située en Union soviétique, aujourd'hui en Ukraine à 130 kilomètres de Kiev. Un test de sécurité mal préparé sur le réacteur n°4, combinant erreurs humaines et défauts de conception, provoque l'accident. Le cœur du réacteur explose, libérant d'immenses quantités de radiations dans l'atmosphère, avec des conséquences dramatiques pour des milliers de personnes.

Quarante ans après, le documentaire de « 21h Médias » cherche à éclaircir les zones d'ombre persistantes. « On a travaillé trois mois et demi dessus », confie Julien Bellver. L'émission, programmée pour coïncider avec l'anniversaire, présente des témoignages d'experts et « des images spectaculaires de l'état actuel de Tchernobyl et Pripyat », la ville située à environ 3 kilomètres où vivaient les employés. « Il y a eu des travaux, comme l'énorme sarcophage en béton remplacé en 2016 par une arche de confinement moderne, pour empêcher l'évaporation de la radioactivité. Pourtant, Tchernobyl et Pripyat restent figées. Les bâtiments se dégradent, la nature reprend ses droits. C'est assez incroyable », ajoute-t-il.

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Deux jours de black-out médiatique et des mensonges persistants

Pour apporter un nouvel éclairage, les équipes de « 21h Médias » ont reconstitué minute par minute les événements. « Entre l'explosion et l'information mondiale, il s'écoule deux jours », souligne Julien Bellver. « L'information a filtré grâce aux Suédois qui ont détecté une radioactivité anormale sur leur territoire due au nuage. » Un black-out médiatique stupéfiant s'ensuit. « Pendant ces deux jours, les familles continuaient à sortir, à faire leurs courses, les enfants à jouer dehors, alors que tout était déjà contaminé », poursuit le journaliste.

Peu après l'explosion, des dizaines de travailleurs et pompiers meurent du syndrome d'irradiation aiguë. À long terme, une augmentation des cancers, notamment de la thyroïde chez les enfants, est observée. Parmi les mensonges les plus notoires, celui du nuage radioactif s'arrêtant à la frontière française. « On a rencontré la personne qui a présenté le bulletin météo avec la fameuse phrase », révèle Julien Bellver. « Elle a très mal vécu cette histoire et la regrette encore. Son intention n'était pas de tromper ni de manipuler, et ce n'était pas une consigne gouvernementale. » L'impact de Tchernobyl fut mondial, poussant les pays à prendre des mesures et à ouvrir le débat écologique.

Le nucléaire : une actualité brûlante et des leçons à tirer

Aujourd'hui, le nucléaire revient au centre de l'actualité. « Le documentaire suscitera une curiosité accrue du fait de l'actualité internationale », reconnaît Julien Bellver. « La question du nucléaire civil et militaire est d'actualité avec les conflits en Ukraine et en Iran. » Il note que « les moyens de communication ont changé : aujourd'hui, en une minute, le monde entier serait informé d'un tel événement ».

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Le film diffusé sur TMC offre des enseignements cruciaux. « À l'époque, les pays comme l'URSS affirmaient que le nucléaire civil était sûr. Pourtant, cette technologie, toujours fascinante, doit être maîtrisée de bout en bout pour éviter de nouveaux drames », conclut le journaliste. D'autres documentaires sont prévus, dont « Tchernobyl, une tragédie sans fin » sur France.tv et France 2, et « Tchernobyl, les 48 heures qui ont changé le monde » sur Paris Première.