Donald Trump a surpris en déclarant, ce mardi 12 mai, vouloir entamer des discussions avec Cuba, quelques jours après avoir renforcé les sanctions contre l'île communiste et multiplié les déclarations hostiles envers La Havane. Sur son réseau Truth Social, il a qualifié Cuba de « pays en faillite » avant d'écrire : « Cuba demande de l'aide et nous allons parler !!! ».
Un revirement dans la politique américaine envers Cuba ?
Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et le gouvernement cubain. Début mai, Donald Trump avait annoncé un durcissement des mesures américaines contre Cuba, estimant que l'île représentait toujours « une menace extraordinaire » pour la sécurité nationale des États-Unis. Outre l'embargo instauré en 1962, Washington impose depuis janvier un blocus pétrolier à l'île, n'ayant autorisé, selon le texte, que l'arrivée d'un seul pétrolier russe. L'administration américaine ne cache pas non plus son souhait de voir un changement de régime à La Havane.
Menaces et défi cubain
Le président américain avait également réaffirmé sa menace de « prendre le contrôle » de Cuba, évoquant la possibilité qu'un porte-avions américain puisse faire escale sur l'île « sur le chemin du retour d'Iran ». Dans ce climat de tensions, un défilé avait été organisé à Cuba à l'occasion du 1er-Mai afin de « défendre la patrie » et dénoncer les menaces d'agression militaire américaines. Le président cubain Miguel Díaz-Canel avait pour sa part déclaré mi-avril que son pays était « prêt » à faire face à une éventuelle intervention militaire américaine, tout en réaffirmant le caractère « socialiste » de l'État cubain.
À la fin de son message publié mardi, Donald Trump a aussi annoncé son départ pour la Chine : « En attendant, je pars pour la Chine ! ». Le président américain doit effectuer une visite de deux jours à Pékin dans un contexte marqué par la guerre au Moyen-Orient et plusieurs sujets de friction entre Washington et Pékin, notamment les questions commerciales et Taïwan, qu'il prévoit d'aborder avec le président chinois Xi Jinping.



