Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a achevé mercredi 24 juin sa tournée dans le Golfe, avec des étapes à Abou Dhabi, au Koweït et à Bahreïn. L'objectif était de rassurer les alliés clés des États-Unis face au projet d'accord de paix avec l'Iran, qui pourrait libérer un fonds de 300 milliards de dollars pour Téhéran.
Des inquiétudes face à un accord jugé trop indulgent
Les monarchies sunnites craignent une normalisation des relations américano-iraniennes et l'utilisation de ce fonds par Téhéran pour son armée. Le texte n'aborde pas la question des missiles balistiques, une préoccupation majeure pour les États du Golfe, qui ont tous été touchés par des missiles et des drones iraniens pendant la guerre, avec des victimes civiles.
"Nous sommes complètement alignés avec nos partenaires du Golfe. C'est la raison pour laquelle je fais ces déplacements maintenant et que je suis ici", a souligné Marco Rubio devant des journalistes en quittant Koweït pour Bahreïn. "Nous n'allons rien faire qui porte atteinte à la sécurité de nos alliés, de nos alliés de longue date dans la région."
Une tournée d'explications et de réassurance
Marco Rubio a participé à un déjeuner de travail avec le président des Émirats arabes unis, cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, ainsi qu'avec d'autres personnalités de haut rang, notamment le conseiller à la sécurité nationale, cheikh Tahnoun ben Zayed Al Nahyane, et le ministre des Affaires étrangères, cheikh Abdoullah ben Zayed Al Nahyane.
Interrogé à son arrivée sur son intention de répondre aux inquiétudes des alliés, le secrétaire d'État a déclaré aux journalistes : "Ce sujet sera très certainement abordé lors de ces discussions."
Des bases militaires américaines en jeu
Les EAU, l'Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït et Bahreïn abritent tous des bases militaires américaines qui forment la colonne vertébrale de l'architecture de sécurité des États-Unis au Moyen-Orient. Qu'un seul de ces pays reconsidère sa relation avec Washington, même de façon subtile, pourrait avoir un impact significatif sur la stratégie militaire américaine dans la région.
La menace de cellules secrètes iraniennes
La semaine dernière, Reuters a rapporté que l'Iran avait mis en place de nouvelles cellules secrètes en Irak pour mener des attaques contre les pays du Golfe, notamment le Koweït et les EAU. Ces cellules ont mené au moins sept attaques de drones contre des sites au Koweït, aux Émirats arabes unis et en Arabie Saoudite entre avril et mai.
Si l'Iran "veut conclure un bon accord, un accord réel, les États-Unis sont ouverts. S'il ne le veut pas, alors bien sûr le président a des options", a prévenu le chef de la diplomatie américaine.



