L'histoire commence comme un roman d'espionnage. En 1979, Nathalie Bolgert, une jeune Française de 19 ans, s'apprête à passer ses vacances en Pologne. À Paris, elle cherche des adresses d'auberges de jeunesse lorsqu'elle rencontre un émigré polonais. Après maintes précautions, celui-ci lui confie un sac de livres à remettre à "des amis" à Varsovie.
Une mission secrète au cœur de la dissidence
Les destinataires se nomment Jacek Kuron, Adam Michnik, et d'autres figures quasi inconnues en Occident à l'époque. Ils constituent le noyau de la dissidence polonaise. Ainsi, l'adolescente se retrouve plongée dans le bouillonnement du milieu intellectuel de Varsovie.
Un contexte historique tendu
La Pologne vit alors sous régime communiste, et la dissidence est sévèrement réprimée. Transporter des ouvrages interdits est un acte risqué. Nathalie Bolgert, sans le savoir, devient un maillon dans la chaîne de résistance intellectuelle.
Cette anecdote, rapportée par L'Express du 23 septembre 1993, illustre comment de simples gestes de solidarité ont pu contribuer à l'émergence de mouvements qui mèneront à la chute du mur de Berlin en 1989.



