Conflit au Moyen-Orient : escalade militaire et rebondissements diplomatiques
Le vingt-cinquième jour de la guerre au Moyen-Orient est marqué par une intensification des frappes israéliennes sur le territoire libanais et des déclarations surprenantes de l'ancien président américain Donald Trump concernant des négociations avec l'Iran. Les violences se poursuivent sans relâche, avec des bombardements ciblant la banlieue sud de Beyrouth et des infrastructures énergétiques iraniennes.
Israël intensifie ses opérations militaires au Liban
Dans la nuit de lundi à mardi, l'armée israélienne a mené pas moins de sept raids aériens contre la banlieue sud de Beyrouth, considérée comme un bastion du Hezbollah, selon l'agence de presse officielle libanaise NNA. Des épais nuages de fumée s'élevaient au-dessus de la zone, où l'armée israélienne avait préalablement appelé les habitants à évacuer.
Le ministre de la Santé libanais a confirmé que deux personnes ont été tuées et cinq autres blessées dans un raid israélien contre le village de Bshamoun, situé au sud-est de la capitale. Parallèlement, l'armée israélienne a annoncé la capture de deux combattants d'élite du mouvement islamiste dans le sud du Liban, affirmant avoir saisi une grande quantité d'armes et d'équipements en leur possession.
La porte-parole arabophone de l'armée israélienne, Ella Waweya, a déclaré : « La bataille contre le Hezbollah ne fait que commencer. » Les forces israéliennes ciblent également les infrastructures routières du sud du Liban, qu'elles accusent le Hezbollah d'utiliser, et envisagent d'intensifier leurs opérations terrestres dans la région.
Donald Trump évoque des négociations avec l'Iran
Dans un revirement spectaculaire, l'ancien président américain Donald Trump a affirmé avoir engagé des « négociations » avec un responsable iranien non identifié. Il a également suspendu pour cinq jours des frappes qui devaient initialement viser des infrastructures clés de la République islamique.
Selon le site d'informations Axios, ces pourparlers impliqueraient le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ainsi que les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner. Cependant, le responsable iranien a catégoriquement démenti ces informations, accusant les États-Unis de propager « de fausses informations pour manipuler les marchés financiers et pétroliers ».
Le ministère des Affaires étrangères iranien a également nié toute négociation directe avec les États-Unis au cours des vingt-quatre derniers jours de conflit. Il a toutefois reconnu avoir reçu, via des « pays amis », des messages transmettant une demande américaine de pourparlers pour mettre fin aux hostilités.
Nouvelles frappes et échanges de missiles
Des infrastructures énergétiques iraniennes ont été touchées par des frappes israélo-américaines, selon l'agence de presse Fars. Des installations à Ispahan, dans le centre du pays, ont été « partiellement endommagées », et un projectile a atteint les abords d'une station de traitement du gazoduc de Khorramshahr, dans le sud-ouest.
Mardi matin, l'Iran a lancé une nouvelle salve de missiles en direction d'Israël, selon la télévision d'État iranienne. L'armée israélienne a tenté d'intercepter ces projectiles avant de déployer des soldats dans le sud du pays suite à des signalements d'impacts. Tout au long de la nuit, les forces armées israéliennes avaient mis en garde contre plusieurs tirs de missiles venus d'Iran, et des journalistes de l'AFP à Jérusalem ont rapporté avoir entendu une forte explosion.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a réaffirmé la détermination de son gouvernement : « Nous continuons à frapper à la fois en Iran et au Liban. Nous protégerons nos intérêts vitaux en toutes circonstances. » La situation reste extrêmement tendue alors que les violences se poursuivent sans signe d'apaisement immédiat.



