Bolivie : mobilisation croissante contre le président Paz, heurts à La Paz
Bolivie : heurts à La Paz contre le président Paz

Mobilisation croissante contre le président bolivien Rodrigo Paz

En Bolivie, la contestation contre le président Rodrigo Paz ne cesse de s'intensifier. Des milliers de manifestants se sont rassemblés dans les rues de La Paz, la capitale administrative, pour réclamer le départ du chef de l'État. Les affrontements avec les forces de l'ordre ont fait plusieurs blessés et de nombreux arrestations.

Des affrontements violents à La Paz

Les heurts les plus violents ont eu lieu aux abords du palais présidentiel, où les manifestants ont tenté de forcer les barrières de sécurité. La police a riposté avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser la foule. Selon les autorités, au moins 15 personnes ont été blessées, dont 5 agents de police. Les manifestants, quant à eux, dénoncent une répression disproportionnée.

Le mouvement de contestation, qui dure depuis plusieurs semaines, s'est amplifié après l'annonce par le gouvernement d'une nouvelle réforme économique impopulaire. Les syndicats et les organisations sociales ont appelé à une grève générale illimitée à partir de la semaine prochaine, ce qui risque de paralyser le pays.

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Les causes de la colère

Les manifestants reprochent au président Paz sa gestion de l'économie, marquée par une inflation galopante et une augmentation du chômage. La réforme du système de retraites, qui prévoit un recul de l'âge de départ à la retraite, a mis le feu aux poudres. De plus, la population dénonce la corruption au sein du gouvernement et l'absence de dialogue social.

Les opposants politiques, menés par l'ancien président Evo Morales, appellent à la démission de Rodrigo Paz et à l'organisation d'élections anticipées. Morales, qui vit en exil, a déclaré depuis l'Argentine que le peuple bolivien ne céderait pas face à la dictature.

Une situation tendue

Le gouvernement a déployé des renforts militaires dans les principales villes du pays pour tenter de maintenir l'ordre. Le président Paz a qualifié les manifestants de "fauteurs de troubles" et a promis de ne pas céder à la pression. Dans une allocution télévisée, il a appelé au calme et a assuré que son gouvernement était ouvert au dialogue, mais sans conditions préalables.

La communauté internationale observe avec inquiétude l'évolution de la situation en Bolivie. L'Organisation des États américains (OEA) a appelé au respect des droits de l'homme et à une solution pacifique du conflit. De son côté, l'Union européenne a exhorté les autorités boliviennes à engager un dialogue inclusif avec l'opposition.

Les prochains jours s'annoncent décisifs pour l'avenir politique de la Bolivie, alors que la pression populaire ne cesse de monter et que le pays risque de sombrer dans une crise plus profonde.

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