En Israël, un nouveau chapitre politique s'écrit. Les anciens premiers ministres Naftali Bennet et Yair Lapid ont annoncé ce dimanche leur union pour tenter de battre Benyamin Netanyahu lors des prochaines élections législatives. Cette alliance inattendue marque un tournant dans la vie politique israélienne, fragmentée depuis des années.
Une coalition de circonstance
Bennet, leader du parti Yamina, et Lapid, chef de Yesh Atid, ont scellé un accord de coopération électorale. Leur objectif commun : mettre fin au règne de Netanyahu, au pouvoir depuis 2009. Les deux hommes, pourtant rivaux par le passé, ont mis de côté leurs différences pour former un front uni. Selon des sources proches des négociations, cet accord prévoit une rotation au poste de premier ministre en cas de victoire.
Les termes de l'accord
L'accord prévoit que Lapid soit le candidat commun au poste de premier ministre, tandis que Bennet occuperait un poste clé, probablement celui de ministre de la Défense. Les deux partis présenteront une liste commune aux élections, espérant ainsi capter les voix des électeurs modérés et de droite déçus par Netanyahu. Des discussions sont en cours avec d'autres formations politiques pour élargir cette coalition.
Cette annonce intervient alors que Netanyahu fait face à plusieurs procès pour corruption, fraude et abus de confiance. Sa popularité, bien qu'encore solide dans son camp, montre des signes d'essoufflement. Les sondages récents indiquent que le bloc anti-Netanyahu pourrait obtenir une majorité parlementaire.
Réactions et perspectives
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Le Likoud, parti de Netanyahu, a qualifié cette alliance de "désespérée" et de "contre nature". De son côté, l'opposition salue un "acte de responsabilité politique". Les prochains jours seront décisifs pour savoir si d'autres partis, comme les partis arabes ou de gauche, rejoindront cette coalition hétéroclite.
Cette alliance Bennet-Lapid pourrait redessiner le paysage politique israélien. Reste à savoir si elle parviendra à convaincre un électorat las des crises politiques à répétition. Les élections sont prévues dans trois mois, et la campagne s'annonce intense.



