Vos prochains voyages en avion sont-ils menacés ? En raison de la flambée du prix du kérosène liée à la guerre au Moyen-Orient, plusieurs compagnies low-cost, dont Ryanair, Volotea ou Transavia – qui appartient au groupe Air France-KLM – ont annulé une partie de leurs vols initialement prévus en mai et en juin. Cette décision intervient après une première hausse des tarifs des billets, mise en place par certaines compagnies pour absorber la hausse des coûts de l'énergie.
Quel est l'impact sur les passagers ?
Ces annulations, même annoncées à l'avance, ont un impact direct sur les finances des consommateurs, souvent désemparés et mal informés sur leurs droits. Les voyageurs doivent savoir qu'en cas d'annulation, la compagnie aérienne est tenue de proposer un remboursement intégral du billet ou un réacheminement vers la destination finale. Selon le règlement européen CE 261/2004, une indemnisation peut également être due si l'annulation n'est pas notifiée au moins deux semaines avant le départ.
Quelle est la part du kérosène dans le prix d'un billet ?
Le kérosène représente historiquement entre 20 % et 30 % du coût d'exploitation d'une compagnie aérienne. Avec la guerre en Iran, le prix du baril de pétrole a bondi, entraînant une hausse du kérosène de plus de 40 % en quelques semaines. Pour les compagnies low-cost, qui fonctionnent avec des marges très faibles, cette augmentation rend certains vols non rentables, d'où les annulations.
Quelles sont les compagnies concernées ?
Outre Ryanair, Volotea et Transavia, d'autres transporteurs pourraient suivre. Les liaisons les plus touchées sont celles vers des destinations touristiques en Méditerranée, où la demande est forte mais les marges serrées. Les passagers sont invités à vérifier régulièrement l'état de leur vol et à souscrire une assurance voyage couvrant les annulations.
Que faire en cas d'annulation ?
Les experts conseillent de contacter immédiatement la compagnie pour connaître les options : remboursement, réacheminement ou avoir. Si la compagnie ne propose pas de solution satisfaisante, il est possible de saisir les associations de consommateurs ou de porter plainte auprès de la Direction générale de l'aviation civile. Enfin, il est recommandé de conserver tous les justificatifs : billets, emails, et preuves de dépenses supplémentaires.



