Dans une tribune publiée par Libération le 19 août 2026, Giulia Fois, écrivaine et militante féministe, répond directement aux déclarations de Robert Ménard, maire de Béziers, concernant sa vision de l'amour et du rôle des femmes. Selon elle, le discours de l'élu, qui prône un amour « protecteur » et « traditionnel », est rejeté par les femmes contemporaines.
Une vision paternaliste dénoncée
Giulia Fois estime que Robert Ménard, en vantant un amour où l'homme « guide » et « protège » la femme, perpétue une conception paternaliste des relations. Elle écrit que « les femmes n'en veulent pas, de cet amour-là », soulignant que cette vision réduit les femmes à des êtres dépendants et incapables de choisir leur propre destin. Selon elle, cette approche ignore les avancées du féminisme et les aspirations des femmes à l'égalité et à l'autonomie.
L'auteure rappelle que les propos de Ménard s'inscrivent dans un contexte plus large de discours politiques conservateurs qui tentent de restaurer des rôles de genre traditionnels. Elle cite des exemples de politiques menées à Béziers, comme la suppression de subventions à des associations féministes, pour illustrer ce qu'elle considère comme une attaque systématique contre les droits des femmes.
Un rejet massif des femmes
Giulia Fois affirme que les femmes, loin d'être séduites par ce discours, le rejettent massivement. Elle s'appuie sur des témoignages et des sondages non précisés dans la source, mais indique que « la majorité des femmes aspirent à des relations fondées sur le respect mutuel et l'égalité ». Selon elle, le modèle prôné par Ménard est « archaïque » et « dangereux », car il légitime la domination masculine dans la sphère privée.
La tribune souligne également que les femmes ne sont pas dupes : « Elles savent que derrière les mots doux se cache une volonté de contrôle. » Giulia Fois appelle à une prise de conscience collective pour déconstruire ces stéréotypes et promouvoir une vision de l'amour basée sur la liberté et l'égalité.
Une réponse politique nécessaire
Pour Giulia Fois, les déclarations de Robert Ménard ne sont pas anodines. Elles reflètent une tendance politique plus large en France, où certains élus utilisent le discours sur l'amour et la famille pour justifier des politiques régressives. Elle appelle les citoyens et les citoyennes à « ne pas laisser passer ces propos » et à exiger des responsables politiques qu'ils respectent les droits des femmes.
En conclusion, Giulia Fois estime que le rejet de cette vision de l'amour est un pas nécessaire vers une société plus égalitaire. Elle rappelle que les femmes ont le droit de définir elles-mêmes ce qu'est l'amour, sans que des hommes politiques ne le fassent à leur place. La tribune se termine sur un appel à la mobilisation : « Ne laissons personne nous dicter comment aimer. »



