Un refuge à Bagnols-sur-Cèze pour une famille vénézuélienne
Carolina Hernandez, Victor Espejo et leurs cinq filles, âgées de 12 à 17 ans, ont quitté Caracas, la capitale du Venezuela, pour trouver la sécurité en France. Depuis l'été 2023, ils vivent dans une maison du centre-ville de Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard. Le 3 janvier, Carolina a appris avec émotion la capture du président Nicolas Maduro par les forces spéciales américaines. "C'est la meilleure chose qui pouvait nous arriver", confie-t-elle, tout en soulignant la nécessité de réformes profondes pour éradiquer la corruption et l'insécurité qui règnent dans son pays d'origine.
Un parcours marqué par la menace et l'exil
La famille a fui le Venezuela en 2018 après que Victor, pompier professionnel, a été menacé par son employeur pour avoir découvert des armes et de la drogue dans son véhicule de travail. Les intimidations policières ont précipité leur départ. "On a juste pris des vêtements", se souvient Carolina. Après un périple au Pérou, où ils ont subi la xénophobie et où leurs filles ont dû travailler dans une usine, ils ont rejoint la France grâce à l'aide d'un oncle.
L'intégration à Bagnols-sur-Cèze
Arrivés à Toulouse puis à Bagnols-sur-Cèze en 2023, les filles ont été scolarisées et apprennent le français. Carolina fait du bénévolat et des petits travaux de nettoyage. La famille s'est intégrée via l'Église et se sent en sécurité. "Bagnols, c'est tranquille", dit l'une des filles. Malgré le rejet de leur demande d'asile, un recours a été déposé devant le tribunal administratif de Nîmes. Leur avocate, Me Anne-Catherine Viens, espère que leur bonne intégration jouera en leur faveur.
L'avenir incertain
En attendant la décision du tribunal, Carolina affirme : "Si on doit quitter la France, on ne retournera pas là-bas, on ira peut-être en Espagne, mais cela veut dire qu'il faudra tout recommencer de zéro". La famille prie pour obtenir le droit de rester en France et offrir un avenir à leurs filles.



