L'actrice Florence Pugh a décidé d'utiliser sa notoriété pour aider une victime de viol présumée à obtenir justice. Cette implication spontanée fait suite à la diffusion du contenu de la plainte déposée le 16 septembre dernier par une ancienne étudiante de l'université Cornell aux États-Unis.
Une plainte contre sept membres d'une fraternité
La plaignante, qui a souhaité garder l'anonymat, accuse sept membres de la fraternité Chi Phi du prestigieux établissement de l'avoir droguée et violée en octobre 2024. Selon The Independent, aucun d'eux n'a, à ce stade, été inculpé au pénal.
Dans un post Instagram, Florence Pugh a écrit : « C'est précisément le moment où nous avons besoin que les hommes soient aussi horrifiés et écœurés que nous. Vous devez mener le débat sur les façons de mettre fin à la complaisance et la complicité (masculine) qui entourent ce genre de comportements, autant que nous (les femmes). »
Elle a ajouté : « Comment pouvez-vous attendre de nous que nous croyions au slogan “not all men” (pas tous les hommes) quand, dans des moments comme celui-ci, beaucoup d'entre vous se taisent ? »
La censure d'Instagram dénoncée
À la suite de sa publication, Florence Pugh a affirmé que certains abonnés ne voyaient qu'un avertissement ou ne pouvaient plus faire défiler son message du fait des filtres de censure d'Instagram. Meta a depuis publié un communiqué relayé par Stylist expliquant avoir d'abord appliqué un filtre lié aux descriptions de violences sexuelles, avant de le lever après réexamen du post dont l'intérêt médiatique a été reconnu.
Le contenu de la publication est donc censé être accessible aux comptes des utilisateurs adultes, tout en sachant qu'il avait déjà été largement reposté sur d'autres réseaux.
Florence Pugh a également réagi sur X (anciennement Twitter) : « Génial ! Encore une belle leçon pour apprendre aux gens que si vous en parlez, nous vous réduirons au silence ! Heureusement que je l'ai sauvegardé. Je vais réessayer. »
Une affaire toujours en cours
Concernant l'affaire, elle reste en cours : le procureur du comté de Tompkins, dans l'État de New York, a rouvert l'enquête et prévoit de soumettre le dossier à un grand jury, qui déterminera si des inculpations sont justifiées, tout en sachant que les accusations de la plainte déposée ce mois-ci différeraient en partie de celles avancées par la plaignante lors de sa première déposition en 2024.
Enfin, et alors qu'aucune de ces accusations n'a encore fait l'objet de poursuites ou de condamnations, l'université de Cornell a fait savoir que des expulsions et des suspensions avaient été prononcées à la suite d'une procédure interne.