Le conflit ukrainien s'intensifie : déclarations, attaques et tensions diplomatiques
Vous avez manqué les derniers développements concernant la guerre en Ukraine ? Voici une synthèse détaillée des événements marquants de ce jeudi 26 février, correspondant au 1.463e jour de ce conflit qui continue de secouer la scène internationale.
Lavrov affirme l'absence de calendrier pour la fin des hostilités
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré de manière catégorique que Moscou n'avait "aucune échéance" pour mettre un terme au conflit en Ukraine. Cette annonce intervient juste avant une nouvelle réunion entre émissaires ukrainiens et américains à Genève, destinée à préparer des discussions trilatérales prévues en mars avec la Russie.
"Est-ce que vous nous avez entendus dire quoi que ce soit à propos d'échéances ? [...] Nous n'avons aucune échéance, nous avons que des tâches [...]. Nous sommes en train de les accomplir", a-t-il affirmé, selon des propos rapportés par l'agence de presse publique TASS. Cette position ferme souligne la détermination du Kremlin à poursuivre ses objectifs sans contrainte temporelle.
Une attaque massive de drones et missiles russes
Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Russie a démontré sa puissance militaire en lançant une offensive d'envergure sur l'Ukraine, comprenant :
- 420 drones déployés simultanément
- 39 missiles, dont 11 de type balistique
Cette attaque a provoqué des dizaines de blessés et des destructions significatives dans huit régions ukrainiennes. Le président Volodymyr Zelensky a confirmé que des "infrastructures cruciales et des immeubles résidentiels" avaient été touchés, aggravant la situation humanitaire déjà précaire.
Déclaration diplomatique : l'équilibre mondial en jeu
Un diplomate polonais a prononcé un discours alarmant devant son parlement, mettant en garde contre les conséquences géopolitiques de ce conflit. "Sera-ce la Russie ou l'Union européenne ? Cette guerre déterminera lequel des acteurs deviendra le troisième pilier – aux côtés des États-Unis et de la Chine – du nouvel équilibre mondial des pouvoirs", a-t-il déclaré.
Il a ajouté que le retour à une situation où les grandes puissances se partagent le monde en zones d'influence serait "clairement dangereux" pour la Pologne, soulignant que "l'ordre international tremble sur ses fondations". Ces propos interviennent alors que certains cercles politiques polonais évoquent la possibilité d'un "Polexit".
Chiffre clé : le blocage des médias russes en France
35 : c'est le nombre de sites de médias russes dont l'Arcom, le régulateur français de l'audiovisuel, a ordonné le blocage de l'accès via les plateformes de streaming. Cette mesure s'inscrit dans le cadre de l'application des sanctions européennes contre la Russie.
Parmi les médias concernés figurent notamment :
- sputniknews.lat
- rtenfrancais.tv
- news-front.su
- southfront.press
- strategic-culture.su
L'Arcom a également demandé aux moteurs de recherche de procéder au déréférencement des pages de quatre plateformes de streaming permettant d'accéder à des services de télévision et de radio russes sous sanctions.
Tendance : la Hongrie tend la main à Bruxelles
Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, connu pour sa proximité avec Vladimir Poutine, semble adopter une posture plus conciliante envers Bruxelles. Il est actuellement engagé dans un bras de fer concernant le déblocage d'un prêt de 90 milliards d'euros destiné à l'Ukraine.
Orbán bloque ces fonds depuis plusieurs jours en raison de la mise hors service d'un oléoduc qui approvisionne son pays en pétrole russe, endommagé par des frappes russes en Ukraine. Dans une nouvelle lettre adressée au président du Conseil européen, le dirigeant hongrois reconnaît les "difficultés politiques" engendrées par son blocage et se dit favorable à une "résolution rapide" de cette crise.
"La Hongrie est prête à s'engager de manière constructive dans tous les efforts qui contribuent" à la réouverture de l'oléoduc, assure-t-il. Cette évolution pourrait marquer un tournant dans les relations entre Budapest et l'Union européenne concernant le soutien à l'Ukraine.



