Guerre en Ukraine : Le point sur la situation au 1.476e jour du conflit
Vous avez manqué les derniers développements concernant la guerre en Ukraine ? Voici une synthèse complète des événements marquants de ce mercredi 11 mars 2026, alors que le conflit entame son 1.476e jour. Les tensions persistent sur plusieurs fronts, avec des implications technologiques, militaires et diplomatiques significatives.
Le fait du jour : Des perturbations Internet majeures en Russie
Ces derniers jours, il est devenu particulièrement difficile de commander un taxi ou un repas via une application en Russie. Le pays connaît en effet des coupures et des perturbations importantes sur Internet, des mesures que le Kremlin assume pleinement puisqu'il en est directement à l'origine. Ces restrictions, qui concernent également l'accès à des services de messagerie populaires comme WhatsApp et Telegram, resteront en vigueur « aussi longtemps que nécessaire » selon les autorités russes.
Le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a justifié ces mesures ce mercredi en déclarant : « Le régime de Kiev utilise des méthodes de plus en plus sophistiquées pour ses attaques et des mesures de riposte technologiques sont nécessaires pour assurer la sécurité des citoyens. » Cette justification intervient dans un contexte où la Russie cherche à se protéger contre ce qu'elle présente comme des menaces ukrainiennes croissantes.
La déclaration du jour : Le Kremlin accuse Londres
« Les soutiens occidentaux de Kiev portent l'entière responsabilité des conséquences de cette frappe », a affirmé le Kremlin, pointant particulièrement Londres du doigt. Les autorités russes accusent le Royaume-Uni de « vouloir faire échouer le processus de paix » après une frappe ukrainienne sur la ville de Briansk mardi, réalisée à l'aide de missiles longue portée britanniques Storm Shadow.
Dmitri Peskov a précisé que « le lancement de ces missiles aurait été impossible sans l'aide de spécialistes britanniques ». Le bilan de cette attaque s'est alourdi ce mercredi, passant à sept morts et une quarantaine de blessés. Kiev affirme avoir visé une usine produisant des semi-conducteurs et des microprocesseurs à usage militaire, tandis que les autorités russes rapportent que des immeubles d'habitation, des entreprises commerciales et industrielles, ainsi que des magasins ont été touchés.
Le chiffre du jour : 3 groupes d'experts ukrainiens déployés
Trois groupes d'experts ukrainiens ont commencé leur travail au Qatar, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite, où ils partagent leur expérience en matière d'interception de drones de conception iranienne. Le président Volodymyr Zelensky a précisé que ces missions comprennent « des experts, des militaires, des ingénieurs […] ». Un autre groupe serait également arrivé en Jordanie, sur une base américaine, renforçant ainsi la coopération internationale dans ce domaine stratégique.
La tendance : Une visite hongroise qui provoque la colère de Kiev
Le ministre de l'Énergie hongrois a provoqué la colère de Kiev ce mercredi en annonçant son départ pour l'Ukraine à la tête d'une délégation incluant des représentants slovaques. Cette visite, présentée comme destinée à « établir le dialogue » sur la remise en service de l'oléoduc Droujba, a été accueillie avec hostilité par les autorités ukrainiennes.
Cet oléoduc, qui achemine le pétrole russe vers la Hongrie et la Slovaquie via l'Ukraine, a été endommagé par des frappes russes selon Kiev, qui montre peu d'empressement à le réparer. Dans un contexte où la Hongrie de Viktor Orbán et la Slovaquie de Robert Fico freinent l'aide à l'Ukraine au sein de l'Union européenne, cette annonce unilatérale de voyage de médiation a mis de l'huile sur le feu.
« C'est un voyage privé. Nous ne les avons pas invités », a déclaré avec colère le chef adjoint de l'administration présidentielle ukrainienne, Serguiï Kyslytsia, devant des journalistes. Le président Volodymyr Zelensky a renchéri à ses côtés : « C'est à peu près ça ». Les autorités ukrainiennes dénient tout « statut officiel » à cette visite controversée, illustrant les tensions persistantes au sein même du camp européen concernant le soutien à apporter à l'Ukraine.



