Une attaque aérienne massive sans précédent en Ukraine
Le mardi 24 mars 2026, marquant le 1.489e jour du conflit, la Russie a lancé l'une de ses plus vastes offensives aériennes contre l'Ukraine, avec près de 1.000 drones tirés en seulement 24 heures. Cette opération militaire d'envergure exceptionnelle a débuté par des frappes nocturnes meurtrières avant de se poursuivre en plein jour, constituant une première dans la guerre.
Des "essaims" de drones Shahed déferlent sur le territoire ukrainien
Entre 9 heures et 18 heures, les forces russes ont mené "l'une des attaques les plus massives" avec 556 drones d'assaut, selon l'armée de l'air ukrainienne. Ces engins s'ajoutent aux 392 drones et 34 missiles lancés durant la nuit précédente. "À une telle échelle, c'est quasiment une première. Je ne me souviens pas qu'il y ait eu des frappes en plein jour avec un nombre aussi important de drones", a déclaré à l'AFP Iouriï Ignat, porte-parole de l'armée de l'air ukrainienne.
Les conséquences humaines sont lourdes :
- Cinq personnes ont perdu la vie lors des frappes nocturnes
- Au moins trois victimes supplémentaires ont été déplorées durant les attaques diurnes
L'offensive a touché de nombreuses régions ukrainiennes, y compris des zones éloignées du front. La ville de Lviv, dans l'ouest du pays, a été particulièrement affectée, avec son centre historique classé au patrimoine mondial de l'Unesco directement frappé.
Réactions diplomatiques et accusations
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, a vivement réagi sur les réseaux sociaux : "La Russie fait exactement ce que le régime iranien est en train de faire au Moyen-Orient mais au cœur de l'Europe." Cette comparaison trouve sa justification dans l'utilisation présumée par Moscou de drones Shahed, des engins développés et produits par l'Iran.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a quant à lui dénoncé la "dépravation absolue" de la Russie suite à ces attaques coordonnées d'une ampleur inédite.
Affaire d'espionnage international
Dans un développement parallèle, le parquet allemand a annoncé l'arrestation de deux espions présumés au service de Moscou :
- Une ressortissante roumaine interpellée en Allemagne
- Un ressortissant ukrainien arrêté en Espagne
Selon les autorités judiciaires allemandes, ces individus auraient espionné une personne fournissant des drones et des pièces détachées à l'Ukraine. L'Ukrainien aurait opéré en Allemagne à partir de décembre 2025 avant de transférer ses activités en Espagne, où la Roumaine aurait pris le relais à compter de mars 2026.
Tchernobyl au cœur des préoccupations internationales
La restauration de l'arche du sarcophage de Tchernobyl figurera à l'ordre du jour de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 cette semaine. Jean-Noël Barrot, chef de la diplomatie française, a souligné l'importance de ce projet : "Ce que nous voulons, c'est que cette présidence française [...] soit un G7 des résultats [...] tangibles pour la France et pour ses partenaires. Et parmi ces résultats tangibles, il y a la restauration de l'arche du sarcophage de Tchernobyl, 40 ans après la catastrophe qui a marqué l'Europe et le monde."
Rappelons qu'en février 2025, la structure métallique installée en 2016 pour recouvrir le réacteur ayant explosé en avril 1986 avait été endommagée par un drone russe. Cette arche protège le premier sarcophage construit par les Soviétiques, et la France participe activement au financement des réparations nécessaires.
Cette journée du 24 mars 2026 illustre l'intensification préoccupante des hostilités, avec des méthodes de combat évoluant vers l'utilisation massive de drones et des ramifications internationales du conflit qui s'étendent bien au-delà du champ de bataille ukrainien.



