Guerre en Ukraine : l'UE sceptique face à la proposition Poutine-Schröder
UE sceptique face à la proposition Poutine-Schröder

L'Union européenne réagit avec prudence à l'initiative de Poutine

Ce lundi 11 mai 2026, l'Union européenne a fait part de son scepticisme concernant la proposition du président russe Vladimir Poutine de désigner l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder comme médiateur dans le conflit ukrainien. Cette annonce, faite lors d'une conférence de presse à Moscou, a suscité des réactions mitigées au sein des capitales européennes.

Une proposition jugée inopportune

Les responsables européens estiment que la nomination de Schröder, connu pour ses liens étroits avec le Kremlin, ne serait pas appropriée pour jouer un rôle de médiateur impartial. « Nous ne pouvons pas accepter une médiation qui ne serait pas perçue comme neutre et indépendante », a déclaré un porte-parole de la Commission européenne. Plusieurs États membres ont également exprimé leurs réserves, soulignant que Schröder n'a pas la confiance nécessaire de la part de l'Ukraine.

Les antécédents de Gerhard Schröder en question

Gerhard Schröder, chancelier allemand de 1998 à 2005, est aujourd'hui un proche de Vladimir Poutine. Il occupe des postes lucratifs au sein de compagnies énergétiques russes, ce qui a conduit à des critiques sur son impartialité. Depuis le début de l'invasion russe en Ukraine, ses positions ambiguës ont été vivement critiquées par les chancelleries occidentales.

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La position de l'Ukraine

Kyiv a également rejeté l'initiative de Poutine, estimant que toute médiation doit passer par des acteurs internationaux reconnus, comme l'ONU ou l'OSCE. « Nous n'avons pas besoin de médiateurs qui sont de mèche avec l'agresseur », a affirmé un conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Les implications pour les négociations de paix

Cette proposition intervient alors que les efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit semblent au point mort. L'UE insiste sur la nécessité de respecter les conditions posées par l'Ukraine, notamment le retrait total des troupes russes et la restauration de son intégrité territoriale. La proposition Schröder est perçue comme une tentative de Moscou de diviser les alliés occidentaux.

Une réaction contrastée au sein de l'UE

Si la majorité des pays membres de l'UE rejettent l'idée, certains, comme la Hongrie, se sont montrés plus ouverts à une discussion. Cependant, la position commune reste le maintien de la pression sur la Russie et le soutien indéfectible à l'Ukraine.

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